LUND 16 NOVEMBRE 11H30

🇫🇷Coronavirus en France : selon le dernier bilan de Santé Publique France (15 novembre), 27 228 nouveaux cas ont été recensés au cours de ces dernières 24 h17 390 personnes ont été hospitalisées au cours des sept derniers jours (dont 2 761 en réanimation). Depuis le 1er mars, 44 548 personnes sont décédées des suites de la maladie Covid-19. 

🚨 La France est confinée, au moins jusqu’au 1er décembre. Les déplacements sont restreints et doivent être justifiés. Les crèches, écoles élémentaires, collèges et lycées restent ouverts. L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’au 16 février 2021.

😷Le port du masque dans les espaces publics clos est désormais obligatoire pour les enfants, dès 6 ans.

📱Des tests de dépistage virologiques, antigéniques, sérologiques classiques et sérologiques rapides sont disponibles. Des tests salivaires pourraient l’être sous peu. Les tests PCR sont pris en charge à 100 % et accessibles sans ordonnance. Les patients qui présentent une ordonnance, les patients symptomatiques, les cas contacts et les personnes du corps médical ou apparentées sont toutefois prioritaires.

🌍Coronavirus dans le monde : la pandémie a touché plus de 54,42 millions de personnes dans 190 pays et fait plus d’un 1,31 million de morts. Les pays les plus touchés sont : les Etats-Unis (11,03 millions de cas selon l’Université John Hopkins), l’Inde (8,84 millions de cas), le Brésil (5,86 millions de cas), la Russie (1,93 million de cas), la France et l’Espagne (1,45 million de cas).

Un nouveau confinement jusqu’au 1er décembre

Depuis le 30 octobre, et au moins jusqu’au 1er décembre, la France est confinée. Certaines règles ont toutefois été assouplies par rapport au premier confinement (du 17 mars au 11 mai 2020).

Ce qui change :

  • Les crèches, écoles élémentaires, collèges et lycées restent ouverts.
  • Les guichets des services publics restent ouverts.
  • Les parcs et jardins restent accessibles au public.
  • Les visites en Ehpad et maisons de retraite restent autorisées.
  • Les usines, les exploitations agricoles et les entreprises du BTP continuent de fonctionner.

À Paris, la préfecture de police a interdit la vente à emporter et la vente d’alcool entre 22h et 6h du matin pour éviter les regroupements nocturnes.

Ce qui ne change pas :

  • Les bars, les restaurants, les commerces non essentiels et les établissements recevant du public sont fermés.
  • Les déplacements sont restreints et réglementés. Une attestation dérogatoire (trois modèles disponibles) est obligatoire pour aller travailler, emmener ses enfants à l’école, faire ses courses ou prendre l’air à proximité de son domicile (dans la limite d’un kilomètre pendant une heure). Le non-respect de cette mesure entraîne une amende de 135 euros (jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive).
  • Le télétravail est généralisé cinq jours sur cinq.

“Nous reprenons le contrôle sur l’épidémie”, a déclaré le ministre de la Santé dans une interview accordée le 15 novembre aux quotidiens régionaux du groupe EBRA, précisant toutefois qu’il est “trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts”.

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

Les coronavirus, qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent, font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent différents animaux, d’autres l’Homme. Les coronavirus sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’Homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë.

Les coronavirus à l’origine d’épidémies mortelles

Deux épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, impliquant des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’Homme :

  • le SARS-CoV (2002-2003), ou coronavirus à l’origine d’un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en Chine : plus de 8 000 cas ont été recensés dans 30 pays et 774 personnes sont décédées (soit près de 10 % de mortalité).
  • le MERS-CoV (2012-2013), ou coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ainsi appelé car il a été détecté pour la première fois en Arabie Saoudite. 1 589 cas et 567 décès dans 26 pays ont été enregistrés (soit un taux de mortalité d’environ 30%).

La troisième épidémie mortelle est celle liée au SARS-CoV-2 apparu en Chine en décembre 2019. Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues sur un marché local, à Wuhan (province de Hubei). Sur le plan virologique,le SARS-CoV-2 est très proche du SARS-CoV, c’est pourquoi il a été placé dans la même espèce de coronavirus (suivi du chiffre 2 pour le distinguer du précédent).

Les coronavirus sont d’origine animale : une espèce “réservoir” héberge un virus sans être malade et le transmet à une autre espèce, qui le transmet ensuite à l’homme. Dans les cas du SARS-CoV et du MERS-CoV, l’animal réservoir était la chauve-souris. Comme l’explique l’Inserm, “le virus est asymptomatique chez cet animal. Un hôte intermédiaire est donc nécessaire à la transmission de ces virus à l’Homme : la civette palmiste masquée pour le SARS-CoV et le dromadaire pour le MERS-CoV”.

En ce qui concerne le SARS-CoV-2, le réservoir pourrait également être la chauve-souris. Début février, une équipe de chercheurs chinois a estimé que le chaînon manquant pourrait être le pangolin, un petit mammifère à écailles, en voie d’extinction. “On peut penser que la contamination humaine est survenue lors de la manipulation de ces mammifères dont on utilise les écailles dans la pharmacopée traditionnelle chinoise et dont on consomme la chair”, a expliqué le Pr Patrick Berche, professeur émérite de microbiologie d’Université de Paris. Mais cette piste a depuis été abandonnée par de nombreuses équipes de recherche.

Les animaux de compagnie peuvent-ils transmettre le coronavirus ? 

Il n’existe actuellement aucune preuve indiquant que les animaux de compagnie jouent un rôle épidémiologique dans la transmission du SARS-CoV-2 (voir communiqué de l’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire de France publié le 23 juillet). Il en est de même pour les animaux domestiques d’élevage. Si certains animaux comme les chiens ou les chats peuvent être contaminés par leurs propriétaires, aucune preuve n’avance qu’ils peuvent directement transmettre le coronavirus.

En ce qui concerne la faune sauvage, les scientifiques sont plus divisés. Aux Pays-Bas, mais aussi au Danemark et en Espagne, le virus se serait rapidement propagé par aérosols et aurait muté au sein d’élevages de visons. Quelques dizaines d’employés auraient été contaminés, justifiant l’abattage de ces animaux an masse. Cependant, il n’existe, aucune donnée en faveur d’une transmission du virus à des animaux de la faune sauvage dans les conditions naturelles.

Une transmission interhumaine

Les coronavirus se transmettent non seulement de l’animal à l’Homme, mais aussi d’Homme à Homme. La maladie Covid-19 (due au SARS-CoV-2), se transmet par les postillons (gouttelettes de salive) projetés en toussant, en éternuant, mais aussi en parlant ou en criant. Il faut donc des contacts étroits et prolongés pour la transmettre, ou avoir eu un contact à moins de 1 mètre de la personne, en l’absence de mesures de protection efficaces.

Quant à savoir si le coronavirus se transmet par l’air… La question fait désormais consensus : le virus se propagerait également par aérosols (des mini-gouttelettes chargées en particules virales capables de rester en suspension dans l’air). Les premières pistes ont émergé dès les mois de février/mars, mais c’est seulement le 7 juillet dernier que l’Organisation mondiale de la santé a reconnu l’existence “de preuves émergentes” en ce sens. Un malade serait donc capable d’infecter une personne qui se trouve bien au-delà de deux mètres. 

“On estime que la durée d’incubation du virus est, en moyenne, de 5 jours. Pendant les trois premiers jours de cette période, la personne n’est pas encore contagieuse. Elle le devient dans un second temps, durant les deux derniers jours, qui constituent la phase pré-symptomatique”, explique Vittoria Colizza, directrice de recherche Inserm au sein de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, dans un entretien accordé au site The Conversation, mardi 25 août. Un point reste encore à éclaircir : la durée de la contagiosité une fois les symptômes apparus. 

Une transmission environnementale

Évitez absolument de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche (qui sont des portes d’entrée possibles du virus dans votre organisme) avec des mains sales.

Un des facteurs de transmission les plus importants est le contact des mains avec des surfaces infectées par le coronavirus. En fonction des températures et du taux d’humidité, le virus peut survivre quelques heures, voire quelques jours, sur diverses surfaces si elles ne sont pas désinfectées. 

Selon le bilan du 17 septembre publié par Santé Publique France, près de 5 % de la population aurait rencontré le virus (entre 3 et 10 %), et seulement 3,3 % de la population avait développé des anticorps neutralisants. “Ces proportions sont bien loin de procurer une immunité de groupe permettant de contrôler la circulation virale”, indique-t-elle. L’adoption des gestes barrière par l’ensemble de la population est donc indispensable ! Pensez à : 

  • vous laver fréquemment les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique
  • éternuer et tousser dans votre coude,
  • utiliser des mouchoirs à usage unique,
  • conserver une distance de sécurité d’1 à 2 mètres minimum avec autrui
  • ne pas se serrer la main, ne pas faire la bise pour dire bonjour…
Gestes barrières face au coronavirus
© ministère des Solidarités et de la Santé

Où le masque est-il obligatoire ? 

Le port du masque est obligatoire :

  • dans tous les lieux publics clos ou recevant du public (incluant restaurants, établissements de plein air…),
  • au travail dans tous les espaces clos et partagés (open spaces, ascenseurs, couloirs…).

Le non-respect de cette mesure entraîne une amende de 135 euros.

Depuis le 30 octobre, les enfants dès 6 ans ont aussi obligation de porter le masque, notamment à l’école.

Les masques “alternatifs” en tissu réutilisables sont fabriqués selon un processus industriel répondant au cahier des charges de l’Afnor (un logo permet de les identifier). Pour être pleinement efficaces, ils doivent être portés et désinfectés en respectant quelques consignes. Quant aux masques chirurgicaux à usage unique,  leur prix reste encadré jusqu’au 10 janvier 2021.

Quid des visières et des gants ?

Les visières de protection qui couvrent entièrement le visage protègent des très grosses gouttelettes infectieuses émises après qu’une personne en face de vous a toussé. Mais elles ne protègent pas des particules qui peuvent rester en suspension dans l’air.

Les gants jetables peuvent être une fausse bonne idée : là aussi, il faut être vigilant dans la manière de les porter et de les enlever.

Quels sont les symptômes de la Covid-19 ?

En moyenne, l’apparition des symptômes chez une personne infectée par le virus prend cinq à six jours. Cependant, ce délai peut s’étendre jusqu’à quatorze jours, indique l’Organisation mondiale de la Santé.

Les symptômes les plus courants du virus sont :

  • une forte fièvre (supérieure à 37,5 °C) ; 
  • une toux sèche ; 
  • une grande fatigue. 

Certaines personnes peuvent également souffrir de courbatures, de maux de tête, de maux de gorge, de diarrhée, de conjonctivite. L’Académie nationale de médecine rappelle que l’infection à SARS-CoV-2 peut aussi être à l’origine de troubles digestifs, d’embolies pulmonaire ou artérielle périphérique et d’autres symptômes moins typiques :

D’autres manifestations peuvent être plus “exceptionnelles”, comme une ophtalmoplégie (une paralysie du mouvement de l’œil) ou un syndrome de Guillain-Barré (une maladie auto-immune qui provoque une atteinte des nerfs périphériques et une paralysie). 

Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer :  

  • des difficultés à respirer ou un essoufflement
  • une sensation d’oppression ou douleur au niveau de la poitrine
  • une perte d’élocution ou de motricité

Certaines personnes peuvent développer “une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, voire une défaillance multiviscérale pouvant entraîner la mort”, ajoute le ministère de la Santé. Les difficultés respiratoires peuvent survenir brutalement après quelques jours de maladie, et ce alors même que les premiers symptômes étaient bénins.

Un quart des patients ne présentent pas de symptômes

Par ailleurs, certains patients présentent une forme asymptomatique du virus : ils sont porteurs du virus, mais ne déclarent pas de symptômes. Cependant, ils restent contagieux. Une étude publiée par Santé Publique France, mercredi 8 juillet, confirme qu’un quart des patients restent asymptomatiques et qu’environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du patient source.

Le site maladiecoronavirus.fr a été créé pour orienter les malades en cas de symptômes suspects. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a également lancé une plateforme téléphonique anonyme, AlloCOVID , pour informer et assurer un suivi en temps réel de l’épidémie.

Plusieurs types de tests sont actuellement disponibles en France. Leur utilisation est complémentaire, mais actuellement seuls les tests RT-PCR, des tests virologiques, permettent d’établir avec certitude le diagnostic. Depuis l’arrêté publié le 25 juillet, tous les tests PCR, y compris sans ordonnance, sont remboursés

Au vu des difficultés organisationnelles, notamment des “embouteillages” aux portes des laboratoires, dans les zones où le virus circule beaucoup, le ministère de la Santé a établi une “priorisation des tests“. Les personnes symptomatiques, les cas contact, les personnes du corps médical ou apparentées et les personnes disposant d’une ordonnance bénéficient de créneaux et de files d’attente spécifiques dans les laboratoires. 

Les tests de diagnostic virologiques (RT-PCR) en première intention

Les tests de diagnostic RT-PCR (polymerase chain reaction) par prélèvement naso-pharyngé permettent de déterminer si une personne est infectée par le coronavirus, au moment où elle effectue le test. Toute personne, qu’elle soit ou non symptomatique, à risque ou cas contact, peut bénéficier de ce test. Le prélèvement peut être effectué à l’hôpital ou auprès d’un laboratoire de ville (parfois en “drive” de dépistage).

À savoir : une carte des centres de prélèvement pour réaliser un test virologique est disponible sur le site sante.fr

Des tests “antigéniques”, disponibles en pharmacie

De nouveauxtests de dépistage rapide, les tests antigéniques, disponibles en pharmacie depuis le 31 octobre. Leur principe est similaire à celui des tests RT-PCR : un opérateur introduit un écouvillon dans le nez du patient. Objectif : détecter la présence (ou l’absence) de protéines du virus, les antigènes. Le prélèvement est gratuit, sans ordonnance, et entièrement pris en charge par l’Assurance maladie. Il peut aussi être réalisé par un médecin généraliste ou un infirmier libéral. Entre 15 et 30 minutes suffisent pour obtenir le résultat.

Ces tests de dépistage rapide peuvent être utilisés :

  • dans le cadre d’un dépistage individuel, en priorité pour les personnes qui présentent des symptômes, ont moins de 65 ans et n’ont pas de facteurs de risques. Le test doit être pratiqué dans les quatre jours après l’apparition des symptômes. Les personnes asymptomatiques peuvent également en bénéficier, mais le risque de faux-négatif est plus important.
  • dans le cadre d’opérations collectives de dépistage (en entreprise, en Ehpad ou en milieu scolaire/universitaire), dès lors que le résultat du test RT-PCR ne peut être obtenu dans un délai de 48h. Si la personne a moins de 65 ans et n’est pas considéré à risque, le résultat du test antigénique n’a pas besoin d’être confirmé par un test RT-PCR.

Les tests sérologiques ELISA pour déterminer le statut immunitaire

Ce type de tests sérologiques permet d’identifier les personnes qui ont été contaminées dans le passé, grâce à un examen sanguin qui identifie les anticorps(IgM et IgG) produits spécifiquement en réponse au coronavirus SARS-CoV-2. Une liste de tests homologués par le Centre national de référence (CNR) de l’Institut Pasteur, qui répondent aux critères de fiabilité et de qualité exigés par la Haute Autorité de santé (HAS), est disponible sur le site du ministère de la Santé. Ces tests sanguins à la fiabilité  validéepeuvent être remboursés s’ils sont réalisés sur prescription médicale.

Il existe d’autres tests sérologiques : TDR, TROD et autotests

En complément des tests sérologiques classiques (utilisant la méthode ELISA), des tests sérologiques rapides ont vu le jour. Ils permettent de déterminer le statut immunitaire d’une personne en quelques minutes, grâce à une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt.

  • Les TDR (tests rapides de dépistage) peuvent être réalisés en laboratoire de biologie médicale.
  • Les TROD (tests rapides d’orientation diagnostique), sont réalisables hors laboratoire, par tout professionnel de santé. 

“Les tests sérologiques (sanguins), en complément des tests RT-PCR, peuvent permettre de répondre à la question ‘suis-je ou ai-je été malade de la Covid-19 ?’. En revanche, ils ne permettent pas de répondre aux questions ‘suis-je contagieux ?’, ou ‘suis-je protégé contre la Covid-19’ “, précise la HAS.

Des tests de dépistage salivaires bientôt commercialisés ?

Plus rapides et moins contraignants, les tests virologiques sur prélèvement salivaire pourraient être une alternative possible aux tests virologiques sur des prélèvements naso-pharyngés.”Cet acte de prélèvement non invasif et indolore est susceptible d’être mieux accepté par les patients, notamment s’ils sont amenés à être  testés de manière répétée”, indique la Haute Autorité de santé qui s’est prononcée en faveur de leur utilisation pour les patients symptomatiques présentant des contre-indications au prélèvement naso-pharyngé (les enfants, les personnes très âgées ou souffrant de troubles psychiques).

Existe-t-il un vaccin contre la Covid-19 ?

À ce jour, aucun vaccin n’est officiellement efficace contre l’infection à coronavirus SARS-CoV-2. Des études récentes démontrent que le vaccin contre la grippe pourrait apporter une protection relative, toutefois un vaccin spécifique reste indispensable pour prévenir la Covid-19. Les vaccins contre la pneumonie, comme le vaccin antipneumococcique et le vaccin contre Haemophilus influenza type B (Hib), sont malheureusement inefficaces.

En temps normal, le cycle de développement d’un vaccin prend plusieurs années (entre huit et douze ans). Dans le contexte actuel, les entreprises accélèrent le rythme de leurs recherches et raccourcissent les délais de mise au point. Selon l’OMS, cela pourrait prendre jusqu’à 12 ou 18 mois dans le cas du SARS-CoV-2

  • 48 vaccins sont au stade des essais cliniques (testés chez l’être humain), dont onze sont parvenus à la phase III des essais cliniques (soit la dernière étape avant l’homologation) ;
  • 164 vaccins sont au stade de l’évaluation pré-clinique

Le candidat-vaccin Pfizer et BioNTech, efficace à 90 %

Lundi 9 novembre, les laboratoires Pfizer (USA) et BioNTech (Allemagne) ont créé la surprise en annonçant que leur leur candidat-vaccin (BNT162b2) était “efficace” à au moins 90 % pour prévenir les infections à coronavirus SARS-CoV-2.

Ce candidat vaccin est actuellement en phase 3 d’essai clinique, soit la dernière étape avant une demande d’homologation pour mise sur le marché. Pfizer et BioNTech ont déclaré qu’elles prévoyaient de fournir jusqu’à 50 millions de doses de vaccins dans le monde en 2020 et jusqu’à 1,3 milliard de doses en 2021

Sanofi promet un vaccin pour juin

Invité sur Cnews, dimanche 15 novembre, le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, a indiqué que le vaccin développé par son laboratoire “pourrait être distribué dès le mois de juin 2021”. Les résultats des essais de phase 2 devraient être rendus publics début décembre. 

Si ces résultats s’avèrent positifs, Sanofi lancera les essais de phase 3 “sur plusieurs dizaines de milliers de patients” et prendra le “risque” de “lancer simultanément la production”. Contrairement au vaccin développé par Pfizer et BioNTech, le vaccin de Sanofi pourra se conserver au réfrigérateur, a précisé Olivier Bogillot. 

“J’entends tout le temps : ‘Le vaccin va être la fin de l’épidémie’. Bien sûr que non ! La fin de cette pandémie, ce sera au moment où, en tant que communauté, nous aurons appris à vivre avec cette pandémie“, indiquait Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l’OMS, lundi 14 septembre.

De son côté, l’agence européenne du médicament (EMA) envisage de pouvoir vacciner les premiers patients européens “au premier trimestre 2021”, dans un scénario “optimiste”.  Interviewé samedi 14 novembre dans un journal italien, son président, Guido Rasi, estime qu’il faudra vacciner “plus de la moitié de la population européenne” pour “assister à un déclin de la pandémie”. 

En Chine et en Russie, des millions de personnes se sont d’ores et déjà faites vaccinées, en dépit des appels internationaux à la prudence. 

Quelles sont les personnes à risque de développer une forme plus sévère de la maladie ?

Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes présentant des antécédents cardiovasculaires : (hypertension artérielle, antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV) sont plus susceptibles de développer des formes sévères de l’infection à coronavirus.  

Autres personnes à risque  : 

  • les personnes âgées (plus de 70 ans) ;
  • les personnes immunodéprimées 
  • les personnes souffrant de cancer et sous traitement ; 
  •  les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  •  les femmes enceintes à partir du troisième trimestre de la grossesse ; 
  • les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire (asthme , BPCO) ;
  •  les malades atteints de cirrhose au stade B ou C de la classification de Child-Pugh ;
  •  les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40 kg/m2) ; 
  • les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie;

À noter qu’on observe des formes graves de la maladie, même chez des adultes jeunes. Les enfants de moins de quinze ans, eux, restent peu susceptibles de déclencher une forme sévère de coronavirus. Mais, rappelons-le : même s’ils présentent des formes moins graves, voire asymptomatiques de la maladie, ils restent contaminants. 

Selon un communiqué publié le 24 septembre par l’Institut Imagine, 15 % des formes graves de la maladie s’expliqueraient par des anomalies génétiques et immunologiques. En effet, les malades présentant des formes graves de l’infection ont un point commun : “un défaut d’activité des interférons de type I, molécules du système immunitaire qui ont normalement une puissante activité antivirale”.

Depuis le début de l’épidémie, les médecins ont également observé une recrudescence de jeunes patients présentant des formes atypiques de maladie de Kawasaki. Plusieurs milliers de patients souffriraient également de syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (MIS-C). Des recherches sont toujours en cours pour comprendre les possibles liens entre la Covid-19 et ces deux pathologies.

L’hypothèse d’une immunité croisée (conférée par les coronavirus saisonniers auxquels chacun est exposé dès l’enfance) a été démentie. L’étude française “PED-Covid” (dirigée par l’Inserm, l’AP-HP et l’institut Pasteur) a démontré que les infections par des coronavirus saisonniers, fréquentes et responsables de rhumes hivernaux, ne suffisent pas à protéger contre le SARS-CoV-2.

Aucun traitement spécifique ne permet aujourd’hui de traiter spécifiquement la Covid-19. La prise en charge est dite “symptomatique” (elle vise à soulager les symptômes) à l’aide de médicaments contre la fièvre (paracétamol)… L’administration  d’antibiotiques est indiquée seulement en cas de co-infection bactérienne.

Dans les formes sévères, les patients peuvent développer de graves problèmes respiratoires, voire présenter des états de choc se traduisant par une chute de leur tension ou une insuffisance rénale. La prise en charge de ces cas graves a évolué avec aujourd’hui un recours plus important à l’oxygénothérapie à haut débit (l’air est envoyé dans les poumons via une canule nasale) plutôt qu’à la ventilation artificiellequi oblige à endormir complètement les patients pour les intuber et les mettre sous respirateur artificiel (une machine qui permet de faire rentrer de l’air dans les poumons).

Peut-on utiliser l’aspirine et l’ibuprofène contre la fièvre ? 

Au vu de récentes études, plusieurs spécialistes appellent aujourd’hui à réévaluer ces consignes de prescription. “Est-ce que les AINS augmentent le risque d’attraper le Covid-19 ? Non. Est-ce que, quand on est positif, on a davantage de risques d’avoir une forme grave ? Neuf études montrent qu’il n’y a pas de risque supplémentaire de décès”, a indiqué le Pr Nicholas Moore, interrogé par 20 minutes

En France, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ASNM) soutient toujours le principe de précaution. De leur côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence européenne du médicament (EMA) sont bel et bien revenues sur leurs recommandations. Elles recommandent désormais l’ibuprofène pour traiter les douleurs et la fièvre en cas de Covid-19.

Des combinaisons thérapeutiques toujours en cours de tests

La recherche pour trouver un traitement efficace s’intéresse aussi bien aux médicaments ayant fait leurs preuves dans le traitement d’autres maladies, notamment virales, qu’au développement d’un médicament antiviral spécifique à la Covid-19.

Quatre molécules ont ainsi été testées dans le cadre de l’essai clinique Discovery, coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting :

  • le remdesivir (un antiviral notamment utilisé contre Ebola), 
  • le lopinavir (un traitement utilisé contre le VIH, en association ou non avec le ritonavir),
  • le lopinavir en association avec l’interféron bêta,
  • et l’hydroxychloroquine (essais abandonnés).

Le 4 juillet, l’OMS a annoncé l’arrêt de l’inclusion de patients traités par la combinaison des antiviraux lopinavir/ritonavir, avec ou sans interféron bêta, dans son essai clinique Solidarity. Au vu des résultats préliminaires, l’essai Discovery a fait de même. Ne reste en lice que le remdesivirdans ces deux essais.

L’association de remdesivir et de l’antihypertenseur diltiazem, utilisée dans le traitement de l’angine de poitrine, pourrait apporter “un bénéfice significatif” chez les patients atteints de Covid-19″, indique l’Inserm dans un communiqué paru le 27 juillet. L’équipe poursuit ses essais précliniques et espère lancer un essai clinique dès l’hiver prochain, si les résultats positifs se confirment.

Face à la “situation d’urgence”, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé le 25 juin l’autorisation d’une “mise sur le marché conditionnelle” de l’antiviral remdesivir au sein de l’Union européenne pour les patients atteints d’une forme grave de l’infection à nouveau coronavirus.

Jeudi 17 septembre, dans un communiqué, la Haute Autorité de santé considère que “l’accès au remboursement (du remdesivir) n’est justifié que dans une population plus restreinte que celle de l’AMM, soit uniquement chez les patients âgés de 12 ans ou plus et pesant au moins 40 kg, hospitalisés pour la COVID-19 avec une pneumonie nécessitant une oxygénothérapie à faible débit”.

L’efficacité des corticoïdes contre les formes graves se confirme

La piste de la dexaméthasone, déjà plébiscitée en juillet dans le cadre de l’essai clinique britannique Recovery, se confirme. De nouvelles études publiées début septembre confirment son efficacité dans les formes graves de la Covid-19. Ce corticostéroïde permettrait de réduire de 21 %  la mortalité des patients. En revanche, le traitement (par voie orale ou intraveineuse) n’a pas montré d’efficacité pour les patients qui ne nécessitent pas d’assistance respiratoire. Aucun autre médicament n’a montré un effet significatif de réduction de la mortalité, ce qui a conduit l’OMS à recommander “l’usage systématique des corticoïdes chez les patients atteints d’une forme sévère ou critique” de la maladie.

Vendredi 18 septembre, l’Agence européenne du médicament (EMA) a appuyé les recommandations de l’OMS : « En se basant sur les données disponibles, l’EMA approuve l’utilisation de la dexaméthasone chez les adultes et les adolescents (de plus de 12 ans et pesant au moins 40 kilos) dont l’état nécessite l’administration d’oxygène. »

Utiliser le plasma des patients guéris

La sérothérapie est une autre piste testée. Cette technique consiste à prélever du plasma sanguin de personnes guéries d’une infection au coronavirus pour le transfuser à des malades. Le plasma contient les anticorps développés par l’organisme des patients guéris. L’Agence nationale du médicament (ANSM) a récemment donné son autorisation “à titre exceptionnel et temporaire” pour que des malades de la Covid-19 bénéficient de ce procédé de manière encadrée, parallèlement aux essais cliniques toujours en cours.

A noter : cette technique a déjà fait ses preuves lors de la pandémie de grippe H1N1 et face au virus Ebola (en réduisant la charge virale ce qui peut améliorer le taux de survie). 

Les autres pistes contre le coronavirus

La piste de la chlorpromazine, un ancien médicament antipsychotique utilisé pour traiter des troubles comme la bipolarité ou la schizophrénie, a été jugée prometteuse pour être étudiée.

Quant à celle de l’anakinra (commercialisé sous le nom Kineret), évoquée fin mai par la revue The Lancet suite aux travaux encouragants d’une équipe françasie,  les essais cliniques en cours ont été suspendus fin octobre par l’ANSM en raison de l’apparition d’effets délétères. Cette information de sécurité ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque de ce médicament lorsqu’il est utilisé dans une indication de son AMM  (par exemple la polyarthrite rhumatoïde). 

L’hydroxychloroquine, une piste controversée, finalement abandonnée

Plébiscité en France par le Pr Didier Raoult, directeur de l”IHU Méditerranée,  ce médicament antipaludéen a fait l’objet de nombreux revirements, en particulier depuis la publication d’une étude controversée dans la revue scientifique The Lancet (le 22 mai).

Où en est-on aujourd’hui ? La demande de recommandation temporaire d’utilisation (RTU) de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge de l’infection Covid-19, émanant de l’IHU, a été rejetée par l’ANSM le 23 octobre. En médecine de ville ou à l’hôpital, la molécule ne peut plus être prescrite en France pour les patients atteints de Covid-19. La décision de l’ANSM est en phase avec la très grande majorité des recommandations thérapeutiques internationales. Les essais cliniques de l’OMS portant sur l’hydroxychloroquine ont ainsi été stoppés définitivement.

Combien de personnes sont touchées par la Covid-19 ?

Dans le monde

Selon les données en temps réel de l’université Johns Hopkins, plus de 54,42 millions de cas confirmés ont été recensés à travers le monde, et 1,31 million de personnes sont décédées.

Les pays les plus touchés sont : les Etats-Unis (11,03 millions de cas selon l’Université John Hopkins), l’Inde (8,84 millions de cas), le Brésil (5,78 millions de cas), la Russie (1,93 million de cas), la France, l’Espagne (1,45 million de cas), le Royaume-Uni (1,37 millions de cas), l’Argentine (1,31 million de cas), la Colombie (1,19 million de cas) et l’Italie (1,17 millions de cas).

“Cette pandémie est une crise sanitaire exceptionnelle, dont les effets se feront sentir pendant des décennies.” Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, 31 juillet 2020.

Face à la nouvelle hausse des contaminations, de nombreux pays, notamment en Europe, remettent en place des restrictions. L’Allemagne, l’Angleterre et l’Autriche ont annoncé un nouveau confinement d’un mois (jusque début décembre).

L’Espagne, l’Italie, Portugal et la Grèce ont annoncé de nouvelles restrictions et/ou des reconfinements partiels.

Pour suivre l’évolution en temps réel de l’épidémie : consulter cette carte interactive.

En France 

La France est le premier pays le plus touché en Europe, selon l’université John Hopkins. Le dernier bilan de Santé Publique France (15 novembre) fait état de plus d’ 1,98 million de cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

  • 27 228 nouveaux cas ont été recensés au cours de ces dernières 24 heures.
  • Le taux de positivité des tests RT-PCR est de 16,9 %.
  • 3 698 clusters sont en cours d’investigation au 09/11/20, dont 1 317 ont été identifiés au sein d’Ehpad.
  • 17 390 personnes ont été hospitalisées pour une infection au SARS-CoV-2, sur les sept derniers jours. Parmi les nouvelles hospitalisations, 2 761 ont été prises en charge en réanimation.
  • 99 départements en situation de vulnérabilité élevée.

“Nous comptons ces derniers jours une hospitalisation toutes les 30 secondes et une admission en réanimation toutes les trois minutes”, a indiqué le Premier ministre lors d’un point d’étape, jeudi 12 novembre. Avant de préciser : “40% des personnes admises en réanimation ont moins de 65 ans.”

Dimanche 17 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué aux quotidiens du groupe EBRA que la diminution du nombre de cas et la baisse du taux d’incidence portait “à croire que nous avons passé un pic épidémique”. “Nous reprenons le contrôle sur l’épidémie [..] il est toutefois trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts”, a-t-il ajouté.

Dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (12 novembre), Santé publique France constate le ralentissement de la circulation du SARS-CoV-2, en dépit du niveau élevé de l’ensemble des indicateurs épidémiques. Les régions les plus touchées sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, les Hauts-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’institution relève également une augmentation significative des troubles dépressifs dans l’ensemble de la population (de 10% fin septembre à 21% en novembre). Les hausses les plus importantes ont été observées chez les jeunes (18-34 ans), les inactifs et les personnes déclarant une situation financière très difficile.

Depuis le 1er mars, 42 960 patients sont décédés, dont 29 697 à l’hôpital.

En France métropolitaine, le pic de la première vague de l’épidémie a été atteint au cours de la semaine du 23-29 mars (une semaine après la mise en œuvre du confinement, le 17 mars 2020). Le plus grand nombre d’hospitalisations liées au SARS-CoV-2 a été observé dans le courant de la semaine suivante, du 30 mars au 5 avril.

Les indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 par région, sont disponibles sur le site GEODES (Géo données en santé publique).

Les autorités sanitaires ne cessent de le répéter : au moindre symptôme, même léger, isolez-vous, et faites vous tester (les tests virologiques sont accessibles gratuitement et sans ordonnance en laboratoire). Même démarche en cas de doute après une exposition à risque.

Le site, maladiecoronavirus.fr, mis en ligne par le ministère de la Santé, peut aider les personnes inquiètes à évaluer leurs symptômes par le biais d’un test anonyme et gratuit. L’appel au Samu (15) est réservé aux personnes présentant des symptômes graves (difficultés à respirer, malaises).

Enquête de contact tracing

Si votre résultat au test PCR est positif : l’Assurance maladie vous contactera pour démarrer une enquête de contact tracing et identifier les personnes que vous auriez pu contaminer. L’isolement à domicile durera jusqu’à deux jours après la disparition des symptômes. Si vos symptômes s’aggravent, contactez un médecin, ou le 15.

Les personnes dites “cas contacts” seront appelées par des agents de l’Assurance maladie ou de l’Agence régionale de santé afin de déterminer si le risque de contamination est avéré. Elles seront systématiquement testées, 7 jours après le contact suspect. L’isolement débute à partir du jour du contact avec un cas confirmé.

La quarantaine réduite à 7 jours (au lieu de 14 jours)

Parce que le risque de contagion est le plus important dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes ou un test positif et parce qu’un grand nombre de personnes mises à l’isolement ne respectait pas la quatorzaine recommandée, la durée d’isolement a été raccourcie de 14 à 7 jours, le Conseil scientifique ayant émis un avis favorable. 

“La trilogie ‘tester-tracer-isoler’ est une stratégie de réaction en chaîne. Si on se fait tester, il faut aussi prévenir ses proches et s’isoler, pour les protéger. En s’isolant, on casse efficacement la chaîne de transmission”, insiste régulièrement le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

Une nouvelle application : “TousAntiCovd”

Cette nouvelle application , qui remplace “StopCovid”, permet de prévenir immédiatement l’un de ses utilisateurs ayant été récemment en contact rapproché avec une personne qu’il ne connait pas, elle-même utilisatrice de l’appli, et qui vient d’être testée positive. L’anonymat des utilisateurs est assuré pour chacun d’entre eux par des crypto-identifiants éphémères.

De nouvelles fonctionnalités complètent cette fonctionnalité de contact tracing : indicateurs épidémiologiques actualisés, carte interactive des lieux de dépistage… L’attestation de déplacement nécessaire dans le cadre du confinement est également intégrée à l’application. Le QR code y est stocké, y compris hors connexion.

Carte du Coronavirus en France en temps réel :

Coronavirus en France : nombre de cas et courbe d’évolution ; nombre d’hospitalisation; d’évolution et de décès par région

➡️Une page d’information officielle mise en place par le gouvernement est alimentée quotidiennement  www.gouvernement.fr/info-coronavirus

☎️Un numéro vert est également en place : 0 800 130 000 (appel gratuit avec service de soutien psychologique, 7j/7, 24h/24).


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