Pourquoi c’est important

Le nombre de personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) est en augmentation constante depuis quelques décennies. Une augmentation qui semble parallèle à celle de la consommation de fructose.

Sucre des fruits, le fructose se trouve aujourd’hui dans de nombreux produits ultra-transformés et il est connu pour être un des sucres les plus adipogènes, c’est-à-dire qu’il conduit à la formation de graisses. Une forte consommation de fructose joue ainsi un rôle dans l’obésité, le diabète de type 2 mais aussi la maladie du foie gras (NAFLD, NASH).

L’étude

David Montrose et ses collègues de l’école de médecine de l’université Stony Brooke (Etat de New York, Etats-Unis) et de l’université de Cornell ont évalué les effets d’une consommation importante de fructose chez des souris atteintes de MICI.

Résultats : l’inflammation du côlon était aggravée et des changements étaient aussi observés dans le microbiote intestinal. Les chercheurs ont pu établir un lien de cause à effet entre la consommation importante de fructose et l’altération de la composition et du fonctionnement du microbiote.

« Notre étude fournit des preuves d’un lien direct entre le fructose alimentaire et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Et elle soutient l’idée qu’une forte consommation de fructose peut aggraver une MICI. C’est important car cela permettra peut-être de donner des recommandations alimentaires aux patients, ce qui manque actuellement » explique David Montrose.

En pratique

On trouve du fructose dans les fruits certes mais aussi dans certaines boissons sucrées et les produits ultra-transformés. Dans les fruits, le fructose est associé à des fibres et autres nutriments qui minimisent son impact. En revanche, dans les jus de fruits, le sirop d’agave ou encore le miel ce n’est pas le cas, c’est pourquoi il faut consommer ces aliments avec modération.

Pour aller plus loin, lire : Le fructose : un “bon” sucre ? (Abonné)


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