Pourquoi c’est important

C’est le mois sans tabac ! Si vous envisagez d’arrêter de fumer, vous avez peut-être pensé passer au vapotage, comme beaucoup de fumeurs qui veulent se protéger contre le cancer du poumon. Mais comment fonctionnent ces cigarettes élecroniques ?

Les e-cigarettes contiennent une cartouche rechargeable, avec à l’intérieur un e-liquide aromatisé, par exemple avec des arômes de fruits, de menthe ou de tabac. En vapotant, le consommateur absorbe la vapeur produite par le chauffage de ce liquide. Les liquides utilisés pour le vapotage peuvent contenir, ou non, de la nicotine à différentes concentrations.

En Europe, une directive de mai 2016 fixe les informations que doivent déclarer les fabricants de cigarettes et de produits de vapotage, concernant leur composition, leurs émissions et leur toxicité.

Ce que montre l’étude

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a analysé plus de 37 000 produits destinés au marché français, dont :

  • environ 3 200 produits du tabac : cigarettes, cigarillos, cigares…
  • 33 800 produits de vapotage : liquides conditionnés dans des flacons, cartouches de recharge…

L’agence sanitaire a dressé une liste avec des centaines d’additifs qu’elle a trouvés dans ces produits. Par exemple, alors que les cigares ne contiennent qu’un additif, une cigarette peut en avoir entre 6 et 100 !

Une cigarette type contient en moyenne une trentaine d’additifs. Ces substances servent à renforcer les arômes et à cacher le goût amer du tabac, ce qui facilite l’initiation à la cigarette. Les additifs peuvent aussi aider à coller, colorer, ou conserver la cigarette.

Lorsqu’elle est fumée, la cigarette émet du monoxyde de carbone, de la nicotine et des goudrons. D’après le communiqué de l’Anses, « la fumée de tabac contient plus de 7000 substances chimiques dont au moins 70 sont cancérogènes ».

Les liquides des e-cigarettes contiennent du propylène- glycol ou du glycérol, qui servent de solvant pour dissoudre les autres molécules. Les molécules aromatisantes sont présentes jusqu’au nombre de quinze, parmi lesquelles des « dérivés de la vanilline, du maltol, du menthol, des esters aux odeurs fruitées ». Dans les émissions de la cigarette électronique, on retrouve le solvant, les arômes, de la nicotine, mais aussi des contaminants et des substances néoformées, à cause du chauffage du liquide.

L’étude de l’Anses a aussi mis en évidence des incohérences des fabricants et des non-conformités : émissions supérieures aux seuils réglementaires pour certaines cigarettes, concentration en nicotine trop élevée dans certains produits de vapotage…

L’agence sanitaire précise : « Des rares cas de notifications d’additifs interdits ont également été identifiés, telles que des vitamines et des substances aux propriétés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. »

Ces données sont mises en ligne afin de pouvoir être consultées par les consommateurs :

En pratique

Bien que moins cancérogène que le tabac, la cigarette électronique suscite des interrogations en raison de la toxicité des produits de vapotage. Ainsi, en 2019, une maladie pulmonaire a été décrite chez des milliers de vapoteurs américains dont beaucoup avaient vapoté des liquides avec du cannabis. En 2012, une étude a également montré que le vapotage réduisait les capacités pulmonaires.

Lire : La cigarette électronique endommagerait les poumons

Si vous cherchez d’autres solutions pour arrêter de fumer, vous pouvez par exemple tester l’acupuncture, l’hypnose, les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la cohérence cardiaque et/ou les substituts nicotiniques.

Pour choisir un bon substitut, lire : Quel est le meilleur substitut nicotinique pour arrêter de fumer ?


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