Pourquoi c’est important

Certains facteurs influencent l’espérance de vie. Si l’on sait qu’une alimentation saine, la pratique d’une activité physique régulière, l’absence de tabac et une consommation modérée d’alcool augmentent les chances de vieillir en bonne santé et de vivre plus longtemps, d’autres facteurs sont moins connus du grand public. En effet, dans une nouvelle étude parue dans la revue Menopause, des chercheurs suggèrent que l’âge auquel une femme met au monde son dernier enfant pourrait influencer son espérance de vie, notamment en agissant sur la longueur des télomères. Les télomères sont des structures situées à l’extrémité des chromosomes qui pourraient jouer un rôle dans le vieillissement et les maladies liées à l’âge (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, certaines conditions neurologiques et divers cancers). Des télomères longs sont associés à une meilleure espérance de vie que des télomères courts.

L’étude

Les chercheurs ont inclus dans leur étude 1232 femmes ménopausées ou non afin et ont recueilli l’âge auquel ces femmes avaient eu leur dernier enfant. Les chercheurs ont ensuite mesuré la longueur des télomères dans les leucocytes. Ils ont pris en compte des facteurs socio-démographiques liés notamment à la procréation, la maternité et les choix en matière de santé.

Les résultats obtenus confirment ceux obtenus dans une étude précédente et montrent que l’âge de la mère à la naissance de son dernier enfant est positivement associé à la longueur des télomères, ce qui signifie que les femmes qui ont accouché pour la dernière fois plus tard dans la vie sont susceptibles d’avoir des télomères plus longs, un marqueur de la santé à long terme et de la longévité. Les résultats de l’étude laissent penser que cette observation était limitée aux femmes ayant une ou deux naissances ou qui avaient utilisé des contraceptifs oraux.

En pratique

Les femmes qui ont un enfant naturellement après 33 ans vivraient plus longtemps que celles qui ont leurs enfants avant 29 ans, selon une étude antérieure. Et donner naissance à un enfant après 40 ans serait un atout pour devenir centenaire. Cependant, cette nouvelle étude comme les précédentes montre une association, pas une relation de cause à effet. Il est en effet possible qu’un âge maternel avancé à la dernière grossesse rallonge les télomères mais il se peut également que des télomères plus longs correpondent à la capacité d’une femme d’avoir un enfant naturellement à un âge plus avancé. 

Toutefois, en freinant le raccourcissement de nos télomères, il serait possible de vivre plus longtemps, notamment en agissant sur certains facteurs, peut-être plus faciles à modifier que l’âge auquel une femme a son dernier enfant… Une étude montre par exemple que si le stress raccourcit nos télomères, cet effet peut être atténué par un mode de vie sain (activité physique, alimentation saine, sommeil de qualité). Par ailleurs, la restriction calorique permettrait également de préserver nos télomères. Sachez également que les personnes qui ont les apports alimentaires les plus élevés en sélénium ont également les télomères les plus longs.  

Voir aussi : La solution longévité


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