Pourquoi c’est important

Le syndrome métabolique est caractérisé la conjonction d’un ensemble de facteurs tels que l’obésité, notamment abdominale, l’hypertension, des triglycérides élevés, des troubles du métabolisme du glucose et de l’insuline. Les personnes qui en souffrent ont un risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Une alimentation saine et la pratique d’une activité physique régulière peuvent améliorer le syndrome métabolique. Des suppléments de vitamine D pourraient également aider. Dans une nouvelle méta-analyse parue dans la revue Nutrients, des chercheurs ont voulu évaluer l’impact d’un supplément en L-carnitine sur les marqueurs de ce syndrome.

La L-carnitine est un acide aminé apporté par l’alimentation – on la trouve notamment dans la viande, le poisson, les produits laitiers – mais qui est également synthétisé par l’organisme. La carnitine joue un rôle essentiel dans le métabolisme des lipides, en transportant les acides gras à longue chaîne dans les mitochondries, favorisant ainsi leur dégradation. Une méta-analyse a montré que la supplémentation en L-carnitine réduisait le poids corporel, l’indice de masse corporelle (IMC) et la masse grasse.

L’étude

Les chercheurs ont inclus 9 essais contrôlés randomisés dans leur méta-analyse, soit 508 participants au total. Tous ces essais analysaient l’effet d’une supplémentation en L-carnitine sur au moins un marqueur du syndrome métabolique (tour de taille, pression artérielle, triglycérides…). Les participants présentaient diverses pathologies telles que diabète, la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), l’arthrose du genou ou des maladies rénales (avec hémodialyse). Les doses quotidiennes de L-carnitine reçues par les participants variaient de 0,75 à 3 g/jour, pendant 8 à 24 semaines.

Les résultats montrent que, par rapport au groupe de contrôle, la supplémentation en L-carnitine permet de réduire significativement le tour de taille. Les chercheurs ont en effet trouvé une différence de 1,9 cm entre les personnes prenant cet acide aminé et celles sous placebo. La supplémentation en L-carnitine permet également d’obtenir une diminution moyenne de la pression artérielle systolique de 7,41 mmHg.

En revanche, la supplémentation en L-carnitine n’a pas conduit à une différence significative de la glycémie à jeun, des triglycérides et du niveau de cholestérol entre le groupe d’intervention et le groupe de contrôle même si la glycémie à jeun a baissé significativement dans le groupe d’intervention entre le début et la fin de l’étude.  

Il semblerait que des doses plus élevées de L-carnitine (au moins 1 g/jour) sont plus efficaces pour réduire la glycémie à jeun et le niveau de triglycérides et augmenter le « bon » cholestérol (HDL-cholestérol). Une dose inférieure à 1 g/jour n’améliorait pas ces marqueurs.  

En pratique

Selon les auteurs de cette étude, une supplémentation en L-carnitine à une dose allant de 1 à 3 g/jour pourrait être efficace pour améliorer les marqueurs du syndrome métabolique. Il est cependant recommandé avant tout de modifier son mode en vie et d’adopter une alimentation saine en évitant les produits sucrés, les aliments ultra-transformés et en faisant du sport. Une supplémentation en vitamine D peut également être nécessaire, un déficit ayant été associé à un risque accru de présenter un syndrome métabolique. Le manque de vitamine C et E est aussi lié à une augmentation du risque de syndrome métabolique.

La pulpe d’açaï et les phytostérols auraient également des effets bénéfiques sur le syndrome métabolique.

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