Pourquoi c’est important

Les médicaments contre l’anxiété n’ont pas un effet durable. Certes, ils apaisent les symptômes, mais une fois le traitement interrompu, les troubles réapparaissent. Les recherches actuelles des troubles anxieux se concentrent généralement sur le dysfonctionnement du système nerveux. Mais d’autres systèmes de l’organisme pourraient-ils aussi être impliqués ?

C’est ce que suggère une étude réalisée sur un petit échantillon de personnes et qui vient d’être présentée à un congrès (elle n’est pas encore publiée donc). Selon ses conclusions, le système endocrinien pourrait aussi jouer un rôle dans l’anxiété.

L’étude 

Le Dr Juliya Onofriichuk a étudié le fonctionnement de la thyroïde de 29 hommes et 27 femmes âgés d’une trentaine d’années et souffrant d’anxiété avec crises de panique. Des échographies ont permis d’évaluer la fonction thyroïdienne et les taux sanguins d’hormones thyroïdiennes ont été mesurés. 

Résultats : les patients anxieux ont montré des signes d’inflammation de la thyroïde. Cependant, la fonction thyroïdienne n’a pas été affectée puisque les niveaux d’hormones se situaient dans la fourchette normale haute. Les participants ont également été testés positifs pour les anticorps dirigés contre la thyroïde. Cela suggère que l’inflammation de leur thyroïde est d’origine auto-immune.

Un traitement de 14 jours à l’ibuprofène et à la thyroxine a réduit l’inflammation de la thyroïde, normalisé les niveaux d’hormones thyroïdiennes et réduit en même temps les niveaux d’anxiété perçus  par les participants.

Le Dr Onofriichuk prévoit maintenant de mener d’autres recherches qui examineront les niveaux d’hormones thyroïdiennes, sexuelles et surrénales (cortisol, progestérone, prolactine, œstrogène et testostérone) chez les patients souffrant à la fois de dysfonctionnement des glandes thyroïdiennes et de troubles anxieux. Cette recherche vise à aider à mieux comprendre le rôle du système endocrinien dans le développement de l’anxiété et pourrait conduire à une meilleure gestion des troubles anxieux.

Dans l’état actuel de la recherche cette étude d’observation ne permet en effet pas d’établir de lien de cause à effet.

En pratique

Pour réduire l’anxiété, corriger une carence en magnésium peut s’avérer efficace mais plusieurs techniques non-médicamenteuses ont aussi fait leur preuve notamment les TCC et la méditation en plein conscience.

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