Pourquoi c’est important

Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires. Les études sont souvent réalisées en prenant en compte le poids ou l’indice de masse corporelle à un instant donné. Peu d’entre elles se sont intéressées à l’impact d’une prise de poids progressive à l’âge adulte sur le risque cardiovasculaire. Pourtant, il est fréquent que celle-ci soit accompagnée d’une augmentation de la graisse abdominale, un facteur de risque cardiovasculaire important. Une étude antérieure a trouvé un lien entre la prise de poids à l’âge adulte et un risque augmenté de mourir d’une maladie cardiovasculaire.

Dans une nouvelle méta-analyse parue dans la revue European Journal of Clinical Nutrition, des chercheurs ont évalué l’effet de la prise de poids sur le risque cardiovasculaire en prenant en compte les dernières études menées sur ce sujet.

L’étude

Pour cette méta-analyse, les 23 études qui ont été prises en compte rassemblaient 1 093 337 participants. Les périodes de suivi variaient de 3 à 19 ans selon les études.  

L’analyse des données indique qu’une prise de poids de 5 kg à l’âge adulte est associée à une augmentation de 11% du risque de mortalité cardiovasculaire. Pour les femmes, le risque augmente de 25% alors qu’il n’est pas significatif pour les hommes.  De la même façon, une prise de poids de 5 kg est lié à une élévation de 12% du risque de maladies cardiovasculaires, de 18% du risque de maladie coronarienne, de 8% du risque d’AVC et du 18% le risque d’infarctus.

Une prise de poids inférieure à 5 kg ne semblait pas avoir d’impact sur le risque mais à partir de 5 kg, l’augmentation du risque cardiovasculaire est nette et linéaire.

En pratique

Selon les résultats de cette étude, l’évolution du poids à l’âge adulte peut constituer un indicateur intéressant pour évaluer le risque cardiovasculaire. Certaines périodes de la vie sont propices à l’installation de quelques kilos supplémentaires (grossesse, ménopause…). En cas de surpoids, il est bénéfique pour la santé d’adapter son alimentation afin de perdre quelques kilos.  Pas forcément beaucoup : une perte de 5 à 10% du poids peut réduire le risque cardiovasculaire de 10 à 15%, soulignent les auteurs de l’étude. Le mieux reste toutefois d’être vigilant et d’essayer de contrôler son poids en évitant par exemple les aliments ultra-transformés et à index glycémique élevé et en pratiquant une activité physique régulière.  

Voir aussi : Le protocole Reversa contre le diabète, le surpoids et la maladie du foie gras


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