Pourquoi c’est important

Les allergies, l’autisme, la dysbiose (déséquilibre du microbiote) et des troubles du système immunitaire… toutes ces maladies peuvent être aggravées par le changement climatique. 

Ce dernier exige une approche scientifique transdisciplinaire. Or, à la lumière des connaissances actuelles dans les disciplines concernées, un certain pessimisme est de mise. Il semble bien possible par exemple que les allergies au pollen continuent de croître au cours du siècle.

Ce qu’indique l’étude

Selon l’American Academy of Allergy Asthma & Immunology, le changement climatique a à la fois augmenté l’intensité de la saison pollinique, et prolongé sa durée. Des niveaux plus élevés de C02 stimulent en effet la reproduction de certaines plantes. À titre d’exemple, certains modèles prévoient un quadruplement de la concentration de pollen d’ambroisie au cours des 30 prochaines années.

Les chercheurs de l’école de médecine du New Jersey ont constaté que les orages, plus fréquents en raison de la hausse de la température des mers et des océans, augmentent les concentrations de grains de pollen au niveau du sol. Après avoir absorbé de l’eau, ces grains peuvent se rompre et libérer des particules allergènes induisant des symptômes sévères chez les patients souffrant d’asthme ou de rhinite allergique.

Le changement climatique a également été lié à une augmentation des concentrations de polluants atmosphériques qui pourraient être en partie responsables de l’augmentation des maladies respiratoires observées dans les pays industrialisés au cours des dernières décennies.

Enfin, la déforestation et la surexploitation forestière ont conduit à une diminution spectaculaire de la diversité des espèces végétales. Or, lorsqu’une espèce de plante disparaît, de nouvelles espèces et de nouvelles formes de pollen émergent pour prendre leur place. 
Ces modifications de la biodiversité font que nos organismes sont bombardés de nouvelles molécules que le corps identifie difficilement via son système immunitaire. Ces difficultés rencontrées par l’organisme pour adapter l’immunité peuvent affecter le microbiote et provoquer des maladies inflammatoires et auto-immunes. 

En pratique

Comment minimiser les risques sanitaires induits par le changement climatique ? Il n’y a malheureusement pas de solution miracle et il faut s’attaquer aux causes du problème directement en mettant fin à la destruction de notre environnement naturel, réduisant les émissions de gaz à effet de serre, etc. 

Il est essentiel aussi, selon les chercheurs, de minimiser l’exposition aux antimicrobiens, notamment en réduisant l’utilisation systématique d’antibiotiques. 
De plus, il est important de s’immerger régulièrement dans la nature, dans un environnement le plus riche possible en termes de biodiversité, afin d’aider à maintenir la diversité du microbiote, une des clés de la santé, notamment immunitaire.


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