Pourquoi c’est important

Selon les estimations, l’inactivité physique aux États-Unis serait responsable de 9% des décès prématurés et de 53,8 milliards de dollars de dépenses de santé. C’est pourquoi les autorités de santé recommandent, là-bas, comme en Europe, la pratique d’au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée, ou au moins 75 minutes d’activité intense, chaque semaine pour les adultes. Il est également conseillé de pratiquer au moins deux séances par semaine de renforcement musculaire. 

Des études antérieures ont montré que la sédentarité était un facteur de risque majeur de maladies chroniques non transmissibles. Pourtant le lien entre le respect des recommandations en matière d’activité physique et la mortalité ou les risques de maladie cardiovasculaire et de cancer restait mal connu.

L’étude

Pour cette vaste étude, le niveau d’activité physique des participants a été déterminé sur la base d’une auto-déclaration, puis les participants étaient répartis en 4 groupes : activité insuffisante, activité aérobique seulement, renforcement musculaire seulement, et pratique conforme aux recommandations et associant les deux types d’activités.

En décortiquant les données collectées, l’équipe internationale de chercheurs a trouvé que,  chez les 15,9 % de participants qui respectaient pleinement les recommandations médicales (activité aérobique et renforcement musculaire sur la durée prescrite), on observait, après ajustement des facteurs externes, une réduction de 40 % de la mortalité toutes causes. La pratique d’une activité aérobique seule ou du renforcement musculaire seul était liée également à une mortalité toutes causes réduite, mais dans de moindres proportions : 29 %, pour l’activité aérobique seule et 11 % pour le renforcement musculaire seul. 

Il y aurait donc une véritable complémentarité bénéfique à pratiquer à la fois une activité aérobique et de la musculation pure. 

En pratique

Il n’est jamais trop tard pour s’extraire de la sédentarité et pratiquer une activité physique : l’exercice est toujours bénéfique quel que soit l’âge ou l’état de santé. Il est cependant impératif de prendre l’avis d’un professionnel de santé avant de s’y (re)mettre, surtout si on est âgé ou si on a une maladie chronique. Reprendre le sport avec un spécialiste écarte aussi les risques de blessure et de démotivation.

Il est désormais possible, dans le cadre du décret du 30 décembre 2016, de se faire prescrire une activité sportive adaptée (APA) sur ordonnance. Cette mesure, qui vise à reconnaître le sport comme un « médicament », ne concerne toutefois qu’une certaine catégorie de patients, à savoir les personnes souffrant d’une Affection Longue Durée. 


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