Pourquoi c’est important

Le fer est impliqué dans des fonctions majeures du corps humain. Il est surtout connu comme un composant de l’hémoglobine, la protéine chargée de transporter l’oxygène des poumons vers les autres organes ; il entre également dans la composition de la myoglobine, responsable du stockage de l’oxygène dans les muscles. 

Trop de fer ou pas assez peut rapidement entraîner une grande variété de problèmes. Des niveaux anormalement élevés ou faibles sont ainsi liés à des maladies liées à l’âge telles que la maladie de Parkinson, des maladies du foie et plus globalement, une diminution de la capacité du corps à lutter contre les infections.

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Ce que montre l’étude

Des chercheurs de l’université d’Édimbourg et de l’Institut Max Planck en Allemagne ont cherché à déterminer quels gènes pouvaient être liés à une vie plus longue et plus saine. Pour cela, ils ont analysé les données génétiques de 1 750 000 personnes, dont 60 000 qui avaient atteint un âge inhabituellement avancé, en se concentrant sur trois mesures liées au vieillissement : la durée de vie totale, les années de vie sans maladie et la longévité. 

L’équipe a identifié dix régions du génome influençant la valeur de ces trois variables et elle a constaté que les ensembles de gènes impliqués dans le métabolisme du fer étaient surreprésentés. 

L’hypothèse est qu’un métabolisme anormal du fer dans le sang peut entraîner un certain nombre de maladies liées à l’âge et provoquer des accumulations de fer dans des parties du corps qui souffrent souvent de dégénérescence liée à l’âge.

Paul Timmers, l’un des auteurs de l’étude, estime ainsi que garder le niveau de fer sous contrôle pourrait prévenir les dommages liés à l’âge. En outre, cette étude pourrait expliquer pourquoi une consommation élevée de viande rouge est associée à une mort prématurée. 

En pratique

L’analyse génétique de l’équipe n’a pas révélé la quantité optimale de fer à avoir dans le sang pour vivre longtemps en bonne santé. L’Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) recommande 11 mg de fer par jour pour l’homme et 16 mg chez la femme mais ces données sont en cours de réévaluation.

Le taux de fer sanguin peut être affecté par ce qu’on mange. Dans l’alimentation, le fer provient de différentes sources : le fer héminique se trouve dans les viandes, charcuteries, abats, coquillages, et le fer non héminique est apporté par les végétaux, certains fruits, les aliments céréaliers ou les œufs. Ce sont surtout les femmes non ménopausées qui peuvent en manquer. Les hommes et les femmes plus âgées ne présentent que peu de carence, et même plutôt des excès.

Pour en savoir plus, lire Le problème du fer (Abonné)


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