Pourquoi c’est important

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, la deuxième en France après les cancers. Les principaux facteurs de risque sont le manque d’activité physique, le tabagisme, le stress… et une mauvaise alimentation.

De nombreuses études ont montré les effets bénéfiques du chocolat sur les maladies cardiovasculaires. Ainsi, en 2006, Diane Becker, professeur à l’université John Hopkins, et son équipe avaient confirmé les propriétés fluidifiantes du chocolat noir en étudiant les effets de l’aspirine. Des volontaires devaient consommer de l’aspirine et avaient pour instruction d’éviter le chocolat, suspecté d’interférer avec ce médicament. Le problème c’est que certains participants n’obéirent pas à cette injonction et avaient craqué pour une tablette. Ils furent bannis de l’essai, mais les scientifiques examinèrent tout de même leurs analyses sanguines. Et là ils se sont aperçus que la coagulation des plaquettes était ralenti chez les mangeurs de chocolat – 123 secondes contre 130 pour ceux qui n’avaient pris que de l’aspirine – améliorant ainsi la fluidité du sang et réduisant le risque d’infarctus de 50%.

Ce que montre l’étude

En menant une analyse combinée sur six études menées au cours des cinquante dernières années auprès 336 289 participants, les chercheurs de l’université de Médecine de Houston ont examiné l’association entre la consommation de chocolat et les maladies coronariennes.

L’analyse a révélé qu’au cours d’un suivi moyen de 9 ans, 14 043 participants avaient développé une maladie coronarienne et 4667 avait subi une attaque cardiaque.  Manger du chocolat au moins une fois par semaine était associé à une diminution de 8% de la maladie par rapport à une consommation inferieure à une fois par semaine.

Les chercheurs suggèrent que les nutriments contenus dans le chocolat, tels que les flavonoïdes, les méthylxanthines, les polyphénols et l’acide stéarique, peuvent réduire l’inflammation et augmenter le « bon » cholestérol (le HDL cholestérol). 
Autre point intéressant : les propriétés antioxydantes de chocolat tiennent au fil du temps, contrairement au thé vert par exemple, qui se dégrade avec la durée de conservation, les barres de chocolat conservent leur puissance pendant au moins 50 semaines tandis que les fèves de cacao et la poudre restent stables pendant 75 ans.

L’analyse n’a pas examiné si un type particulier de chocolat est plus bénéfique ou s’il existe une portion idéale.

En pratique

Bien que la quantité de chocolat optimale ne soit définie, il semblerait que des quantités modérées de chocolat protègent les artères coronaires, et non de grandes quantités. Les calories, le sucre, le lait et les matières grasses des produits disponibles dans le commerce doivent être pris en compte, en particulier chez les diabétiques et les personnes en surpoids.
Afin de réduire le risque de maladies cardiovasculaires, il est important de manger sainement, le régime méditerranéen étant l’alimentation la plus protectrice selon la science. Privilégiez les fruits et légumes, les céréales complètes, les légumineuses, les bonnes graisses, les oléagineux et limitez les boissons sucrées et les aliments à index glycémique élevé.

Lire aussi : Infarctus, AVC : la charge glycémique plus dangereuse que le cholestérol (abonnés)


Partagez :