Pourquoi c’est important

Les aliments ultra-transformés sont désormais présents dans le monde entier. Dans les pays riches, ils représentent plus de 50 % des apports énergétiques et 85% de l’offre des supermarchés. Ces aliments sont produits de manière industrielle avec des ingrédients qui pour la plupart ne sont pas utilisés dans nos cuisines : sirop de glucose-fructose, maltodextrines, huile végétale hydrogénée, additifs divers comme les colorants, exhausteurs de goût, émulsifiants,  édulcorants…

Les aliments ultra-transformés subissent, comme leur nom l’indique, plusieurs étapes de transformation visant à améliorer leur aspect, leur conservation et leur goût. Ils sont souvent vendus suremballés dans les supermarchés et font l’objet de campagnes de publicité féroces, y compris à destination des enfants et des adolescents.

Cela fait plusieurs années que LaNutrition vous parle de leurs dangers pour la santé, des solutions que l’on peut apporter, des études en cours. Une étude australienne récente a voulu faire le point sur les effets santé de ces aliments, histoire d’en obtenir une image plus large.

Lire aussi : Comment l’industrie et la distribution veulent continuer de vous faire avaler des aliments ultra-transformés

Ce que montre l’étude

Des chercheurs australiens publient une revue de littérature sur l’impact des aliments ultra-transformés sur les personnes en bonne santé. Dans leur article paru dans la revue Nutrients, les auteurs ont analysé 43 études sur les aliments ultra-transformés, à la recherche de leurs bénéfices comme de leurs potentiels dangers.

Résultats : aucune étude n’a trouvé de bénéfice associé à leur consommation contre 37 études qui les ont associés à au moins un problème de santé. La plupart des résultats provenaient d’études d’observation (ne permettant pas d’établir un lien de cause à effet). Des études montraient aussi, sans surprise, des bénéfices pour des régimes riches en aliments non ou peu transformés : fruits, légumes, viandes, lait, céréales…

Chez les enfants, ces aliments étaient associés à une augmentation du risque cardiométabolique et à l’asthme. Chez les adultes, les risques concernaient :

Les auteurs expliquent ces effets négatifs par :

  • le pauvre profil nutritionnel des aliments ultra-transformés : ces aliments apportent des sucres, des graisses trans (un type d’acides gras insaturés) et du sel,
  • le fait qu’ils remplacent des aliments plus sains,
  • leur charge glycémique élevée,
  • la difficulté à être rassasié en mangeant des aliments ultra-transformés, d’où une tendance à la surconsommation,
  • les molécules potentiellement cancérigènes présentes dans ces aliments, en raison par exemple de la cuisson à haute température (acrylamide),
  • une réponse inflammatoire de l’organisme à des additifs…

En pratique

Voici une liste non-exhaustive d’aliments ultra-transformés produits par l’industrie agro-alimentaire : sodas, bonbons, biscuits, gâteaux, nuggets, plats préparés congelés, steaks végétaux industriels, soupe en sachet, céréales de petit déjeuner… On les repère aussi grâce aux ACE

Ces aliments ne doivent pas dépasser 15% de vos apports caloriques quotidiens, leur consommation doit donc être réservée aux circonstances exceptionnelles (invitations, vacances, etc.) et au quotidien, ce sont seulement les aliments bruts et peu transformés, que cuisinaient nos grands-mères et arrière grands-mères qui doivent entrer dans l’assiette (et les verres).

Lire aussi : Aliments ultra-transformés : comment les reconnaître, les risques qu’ils font courir

Des livres pour aller plus loin : Halte aux aliments ultra-transformés – Mangeons vrai, Malbouffe : un député met les pieds dans le plat et Le bon choix au supermarché


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