Pourquoi c’est important

En France, 1,2 millions de personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer et 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Il existe plusieurs facteurs de risque de la maladie : l’âge, les gènes mais aussi des facteurs environnementaux (sédentarité, tabagisme, diabète)

Parmi les malades, 60% sont des femmes : le fait qu’elles vivent plus longtemps que les hommes est généralement l’explication avancée. Mais une nouvelle étude parue dans la revue Neurology rapporte que les modifications hormonales jouent certainement un rôle.

L’étude

Dans cette étude, les participants – 85 hommes et 36 femmes âgés en moyenne de 52 ans – ne présentaient pas de déficit cognitif. Les hommes et les femmes ont obtenu les mêmes résultats aux tests de raisonnement et de mémoire. Les chercheurs ont évalué 4 critères de santé cérébrale pour déterminer le risque de maladie d’Alzheimer : les volumes de matières grise et blanche, la quantité de plaques amyloïdes ainsi que la vitesse à laquelle le cerveau métabolise le glucose, une indication de l’activité cérébrale.

Les résultats montrent que les femmes obtiennent de moins bons résultats que les hommes dans les 4 critères de santé cérébrale évalués. En moyenne, les femmes avaient 30% de plaques amyloïdes en plus et un métabolisme du glucose 22% inférieur à celui des hommes. De plus, elles avaient 11% de matières grise et blanche en moins que les hommes.  Elles sont donc plus susceptibles que les hommes de présenter des modifications cérébrales qui sont liées à la maladie d’Alzheimer. Selon les chercheurs, cela s’explique par des changements hormonaux liés à la ménopause, notamment la perte d’œstrogènes. Ils ont en effet observé que le fait que les femmes soient ou non ménopausées était fortement associé aux différences de biomarqueurs cérébraux observés.

En pratique

Il n’existe pas de traitement pour la maladie d’Alzheimer., même si le protocole RECODE du Dr Bredesen permet, dans les cas précoces, de l’inverser.  Mais il est possible de la prévenir, notamment grâce à l’alimentation. Ainsi, le régime baptisé MIND recommande 10 aliments à privilégier (volaille, poisson, légumes, huile d’olive…) et 5 à éviter (sucres, viande rouge…). Il est également important de ne pas manquer de vitamines, certaines étant utiles pour prévenir la maladie. C’est le cas de la vitamine C ou de la vitamine E qui peuvent diminuer d’environ 26 % le risque de maladie d’Alzheimer. De même, des apports élevés en folates peuvent réduire de 49% le risque de maladie. Lorsque la maladie est déjà installée, le régime cétogène peut représenter une bonne stratégie pour diminuer les symptômes et freiner la maladie.

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