Pourquoi c’est important

Les troubles cognitifs légers sont en partie causés par l’avancée en âge, mais dans certains cas, ils sont annonciateurs de troubles cognitifs plus envahissants.

La déficience cognitive légère implique des problèmes de mémoire, de langage, de raisonnement, ainsi que des troubles des fonctions motrices plus importants que les changements normaux liés à l’âge. L’hétérogénéité des symptômes rend ce trouble difficile à diagnostiquer mais possiblement réversible.

L’’étude CARES 1 (Cognitive impAiRmENT Study) a été menée pour étudier l’impact d’une intervention nutritionnelle ciblée, un apport en oméga-3, caroténoïdes et vitamine E, sur la fonction cognitive chez les personnes souffrant d’un trouble cognitif léger. Le second volet de l’essai (CARES 2) étudiera l’impact d’une supplémentation nutritionnelle ciblée sur la fonction cognitive chez des personnes âgées en bonne santé.

À lire aussi  : Deux moyens simples d’améliorer sa mémoire après 50 ans (Abonné)

L’étude

Parmi les 13 participants, 6 ont reçu la supplémentation nutritionnelle et les 7 autres un placebo pendant 1 an. Le premier groupe (avec supplémentation) était représenté à 50 % par des femmes avec une moyenne d’âge total de 73,5 ans. Tandis que le deuxième groupe (placebo) était représenté à 89 % par des femmes, d’une moyenne d’âge total de 72 ans.

Résultats : les personnes ayant reçu le supplément ont montré des améliorations statistiquement significatives des concentrations de caroténoïdes et d’oméga-3 ainsi qu’une tendance à l’amélioration de la mémoire épisodique et de la cognition globale. Le groupe placebo a montré des résultats inchangés voire aggravés.

Selon les chercheurs, malgré la petite taille de l’échantillon, cette étude prometteuse permet  d’envisager une intervention nutritionnelle pour les personnes souffrant de troubles cognitifs légers.

En pratique

Au-delà de cette supplémentation nutritionnelle, une alimentation saine permet de protéger ses fonctions cognitives tout au long de la vie. Selon Max Lugavere, auteur de Supernutrition du cerveau, le régime méditerranéen serait protecteur dans la mesure où  il apporte énormément de végétaux riches en vitamines et minéraux protecteurs, des graisses de bonne qualité, essentielles pour le fonctionnement du cerveau, mais surtout une qualité des glucides supérieure (à index glycémique bas)  : légumineuses, céréales semi-complètes et complètes de nature très variée et enfin des fruits de saison. La qualité des glucides est en effet très importante pour limiter les dégâts qu’engendrent les glucides et sucres raffinés sur les paramètres métaboliques, en cause dans la maladie d’Alzheimer.

Pour en savoir, lire  : Supernutrition du cerveau


Partagez :