Pourquoi c’est important

En France, plus de trois millions de personnes sont traitées pour un diabète. Or le diabète est un facteur de risque pour d’autres maladies. Par exemple, diabète et obésité sont associés à des troubles cardiovasculaires, des cancers et à la mortalité en général.

La résistance à l’insuline est souvent une condition qui précède le diagnostic d’un diabète de type 2. Chez les personnes résistantes à l’insuline, cette hormone hypoglycémiante a moins d’effet sur les cellules, si bien qu’elles absorbent moins de glucose. Conséquence : la glycémie reste élevée.

Mais les personnes résistantes à l’insuline qui semblent « en bonne santé » présentent-elles des risques ?

Ce que montre l’étude

Cette étude a été réalisée par des chercheurs du NIH (National Institute of Health) qui se sont appuyés sur la base de données NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey). La NHANES a démarré en 1999 et sert à de nombreuses études d’observation.

Les chercheurs ont analysé les données sur la sensibilité à l’insuline de plus de 20 000 personnes : environ 9200 personnes en bonne santé, 7700 en prédiabète et 3400 diabétiques. Les auteurs ont utilisé comme outil l’index HOMA (HOMA-IR), qui se calcule en multipliant la glycémie à jeun par le taux d’insuline dans le sang à jeun (l’insulinémie). Les personnes ayant une glycémie et une insulinémie à jeun élevées présentent un indice HOMA haut : elles sont résistantes à l’insuline.

Les participants ont été classés en quatre groupes en fonction de leur sensibilité à l’insuline. Le fait de passer dans le groupe un peu plus résistant à l’insuline augmentait de 28 % le risque d’avoir des problèmes de santé. Les personnes plus résistantes à l’insuline avaient plus de chances d’être en surpoids ou obèses, et d’avoir un tour de taille élevé. Il y avait aussi un lien entre la résistance à l’insuline et des problèmes de foie, comme le montrent les marqueurs hépatiques dans le sang.

Les résultats montrent que les personnes résistantes à l’insuline mais apparemment en bonne santé ont plus de risques que leur santé s’aggrave. Bien avant un diagnostic de diabète, les patients résistants à l’insuline courent déjà des risques d’une moins bonne santé.

Les auteurs suggèrent que le taux d’insuline devrait être analysé pour connaître les facteurs de risques d’un patient, même s’il semble en bonne santé.

En pratique

Si vous présentez une résistance à l’insuline, il est conseillé de modifier votre alimentation afin d’éviter que la situation évolue en diabète de type 2. Pour cela, limitez les apports en glucides, choisissez des glucides de bonne qualité (à index glycémique bas ou modéré), mangez plus de fibres (légumes verts, graines et légumineuses) et de « bonnes graisses ».

Lire : Diabète de type 2 : diminuer les glucides est bénéfique même sans perdre de poids

Voici des régimes qui peuvent vous aider :

La sédentarité est aussi un facteur de risque pour la résistance à l’insuline.

Des livres pour aller plus loin : Le nouveau régime IG diabète, Comment j’ai vaincu le diabète sans médicament et Le guide complet du jeûne


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