Pourquoi c’est important

Si elle n’est pas diagnostiquée et traitée rapidement, ce qui est très souvent le cas, la maladie de Lyme, due à la transmission via les tiques de la bactérie Borrelia burgdorferi, peut devenir chronique et provoquer, dans les cas les plus graves, des atteintes cardiaques, neurologiques et articulaires.

Pour les spécialistes de cette maladie, l’état du système immunitaire de chacun pourrait expliquer pourquoi cette maladie multiforme peut parfois devenir chronique et se comporter différemment en fonction des gens.

À lire aussi : Qu’est-ce que Lyme ? et Lyme : un système immunitaire affaibli favorise la maladie

L’étude

Pour cette étude, des chercheurs de l’université de Washington ont décidé de se concentrer sur les mécanismes par lesquels les symptômes d’arthrose se manifestent, car ce sont ceux les plus couramment observés en Amérique du Nord par les chercheurs, avec plus de 60 % des patients atteints.

Après dix ans de recherche, cette équipe a publié dans la revue Cell l’une de ses découvertes : une protéine de surface connue sous le nom de VlsE de la bactérie Borrelia burgdorferi agit comme un bouclier pour empêcher le système immunitaire de lutter efficacement contre elle. Notamment en protégeant la protéine bactérienne Arp, responsable de l’apparition de l’arthrose.
Pour arriver à la conclusion selon laquelle la protéine VlsE protège la protéine bactérienne Arp responsable de l’arthrose dans la maladie de Lyme, l’équipe a conçu en laboratoire une souche de la bactérie Borrelia burgdorferi sans cette fameuse lipoprotéine de surface VlsE.

Ils ont ensuite testé la nouvelle souche de Borrelia sur des souris et ont constaté que les animaux étaient plus facilement capables de lutter contre l’infection, car la protéine bactérienne Arp était beaucoup plus accessible aux anticorps anti-Arp. A contrario, ils ont observé que les anticorps étaient incapables de se lier à la protéine bactérienne responsable de l’arthrose lorsque la protéine VlsE était présente.

« Cela a vraiment un impact significatif pour un développement de vaccin » a déclaré M. Bankhead, principal auteur de l’étude. «Si nous pouvons déterminer quelles protéines sont protégées par rapport à celles qui ne le sont pas, alors bien sûr, celles qui ne sont pas protégées seront de meilleures candidates pour un vaccin » ajoute-t-il. Il note aussi que la communauté scientifique gagne du terrain sur la compréhension de ces protéines mais que la production d’un vaccin est encore loin d’être acquise.

À lire aussi : Soigner Lyme et les maladies chroniques

En pratique

La prévention reste encore l’une des armes les plus appropriées contre la maladie de Lyme. Durant les périodes de chaleur, d’avril à septembre, mais aussi pendant l’hiver (surtout s’il est doux) des gestes « barrières » doivent être mis en place lors des sorties en forêts pour éviter les piqûres de tiques (éviter les hautes herbes, porter des vêtements longs et fermés…). Après une sortie, il est important d’examiner son corps dans le cas où une morsure serait passée inaperçue. De même, dans le cadre de la découverte d’une tique, des procédures existent pour le retirer.

Conseils de lecture si vous suspectez une maladie de Lyme chronique :  Lyme les solutions naturelles et Maladie de Lyme, mon parcours…
 


Partagez :