Pas facile à vivre socialement, douloureux et gênant, l’herpès (notamment génital) est désormais considéré comme “un important problème de santé dans le monde entier”, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon une nouvelle étude rédigée par les chercheurs de de l’University of Bristol, de l’OMS, et du Weill Cornell Medical College-Qatar, près de 500 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’herpès génital, et plusieurs milliards souffrent d’infections orales liées au même virus.

“Ces chiffres soulignant le besoin d’améliorer la prise de conscience à l’égard de la maladie et de renforcer les services de prévention et de traitement“, continue l’OMS.

Des symptômes gênants et douloureux

L’herpès est une maladie infectieuse causée par le virus Herpes simplex 1, qui se développe en herpès labial, ou Herpes simplex 2, qui provoque l’herpès génital.

Dans le premier cas, on remarque une éruption vésiculeuse localisée autour de la bouche et du nez. Ces vésicules sèchent et laissent une croûte jaunâtre disgracieuse, qui tombe au bout d’une semaine environ. Les récurrences suivantes peuvent être facilitées par des facteurs tels que le soleil, le froid, les infections, les règles ou le stress, explique le Larousse médical. Ce type d’herpès se transmet principalement par contact des muqueuses buccales.

L’herpès génial est une maladie sexuellement transmissible. La première infection est intense et se manifeste par une sensation de brûlure au niveau de la zone génitale et anale, des vésicules, des ulcérations et des douleurs vives. Elle peut durer deux à trois semaines. Les épisodes suivants sont plus courts et moins intenses. Cet herpès peut également être transmis lors de rapports bucco-génitaux avec une personne souffrant d’herpès labial.

Le lien entre herpès et VIH

D’après les données de l’OMS, récoltées en 2016, environ 13% de la population mondiale âgée de 15 à 49 ans était infectée par l’herpès génital. Et environ 67% de la population mondiale de moins de 50 ans serait infectée par l’Herpes simplex 1, soit près de 3,7 milliards d’habitants.

L’Organisation rappelle qu’il est probable que l’herpès génital joue un rôle important dans la propagation du VIH dans le monde : les personnes infectées présentent un risque trois fois supérieur de contracter le sida. Les femmes y sont particulièrement vulnérables.

Il n’existe actuellement aucun traitement de fond pour guérir l’infection à l’herpès. Des médicaments aident simplement à réduire les symptômes. “Une plus grande sensibilisation, un meilleur accès aux antiviraux et des efforts de prévention renforcés contre le VIH pour les personnes présentant des symptômes génitaux d’une infection à l’herpès sont nécessaires au niveau mondial. En outre, la mise au point de traitements plus efficaces et d’interventions de prévention sont indispensables, en particulier de vaccins contre le virus de l’herpès“, indiquent les experts de l’OMS.

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