Pourquoi c’est important

Les télomères sont des structures situées à l’extrémité des chromosomes qui pourraient jouer un rôle dans le vieillissement et les maladies liées à l’âge. A chaque division cellulaire, les télomères raccourcissent. Une altération des télomères ou leur longueur trop courte a été associée au développement de maladies liées à l’âge comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson. En vieillissant, on voit ses télomères raccourcir. Si on ne peut pas modifier son âge, on peut en revanche agir sur les facteurs qui contribuent à préserver la longueur des télomères. On sait que l’accumulation d’évènements stressants provoque une diminution des télomères et favorise ainsi le vieillissement. Tout comme le tabagisme : les fumeurs ont des télomères plus courts que les non-fumeurs.

Dans une nouvelle étude parue dans The American Journal of Clinical Nutrition, des chercheurs se sont intéressés à l’impact des aliments ultra-transformés sur la longueur des télomères. Les aliments ultra-transformés ont une faible qualité nutritionnelle et une densité énergétique élevée, et comme leur nom l’indique, un degré de transformation industrielle élevée. Aujourd’hui ces aliments représentent environ 80% de l’offre alimentaire des supermarchés. Leur consommation en excès a déjà été liée à un risque plus important d’obésité, de cancer, de diabète de type 2, de mortalité

Lire aussi : Moins d’aliments ultra-transformés, moins d’infections respiratoires

L’étude

886 participants âgés de 57 à 91 ans ont participé à l’étude. La longueur des télomères a été mesurée à partir d’échantillons de salive et les habitudes alimentaires – et notamment la consommation d‘aliments ultra-transformés – des participants ont été évaluées grâce à des questionnaires.

Les résultats indiquent que la consommation la plus élevée d’aliments ultra-transformés (au moins 3 portions par jour) multiplie par deux le risque d’avoir des télomères courts, et donc un âge cellulaire plus avancé. On ne peut cependant déduire un lien de cause à effet entre forte consommation d’aliments ultra-transformés et raccourcissement des télomères, sur la base de cette seule étude d’observation.

Les personnes qui ont une consommation forte d’aliments ultra-transformés ont aussi, de fait, des apports élevés en sel, en graisses saturées, en sucre et des apports insuffisants en fibres et micronutriments (calcium, potassium, magnésium), ce qui peut contribuer au raccourcissement des télomères.

En pratique

Il est possible d’influencer la longueur des télomères grâce au mode de vie. Des comportements sains comme la pratique d’une activité physique, de bonnes habitudes alimentaires – en évitant les aliments ultra-transformés notamment mais aussi en assurant des apports suffisants en vitamines B9 et D, en acides gras oméga-3 et en légumes colorés – et un sommeil de qualité peuvent limiter le raccourcissement des télomères, même lorsque vous êtes stressés.

Les aliments ultra-transformés (AUT) ne doivent pas représenter plus de 15% de vos apports caloriques totaux selon Anthony Fardet, chercheur en nutrition et auteur de Halte aux aliments ultra transformés, mangeons vrai !. Le meilleur moyen d’éviter les AUT est de cuisiner des aliments bruts. Au supermarché, évitez les pièges en lisant bien les étiquettes, notamment à la recherche des « agents cosmétiques et économiques » (ACE) et des additifs. Pour vous simplifier la vie,  les journalistes et diététiciennes de LaNutrition.fr ont lu les étiquettes pour vous et vous disent dans deux guides conso de référence «  Le Bon Choix pour vos enfants » et « Le Bon Choix au supermarché » quels aliments vous pouvez ou non mettre dans votre caddie.

Voir aussi : Bon & sain au supermarché – 101 recettes express avec les 200 meilleurs produits du supermarché


Partagez :