Pourquoi c’est important

En vieillissant on perd un peu de ses capacités mentales. Quand on en perd plus que la normale, on parle de déficience cognitive légère et si le déclin s’accentue, on parlera de démence sénile. La déficience cognitive légère implique des problèmes de mémoire, de langage, de raisonnement, ainsi que des troubles des fonctions motrices plus importants que les changements normaux liés à l’âge. Mais surtout une déficience cognitive légère peut augmenter le risque de développer une maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies neurodégénératives. Cependant il est possible d’agir à ce stade pour que ces déficiences se stabilisent voire s’améliorent.

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Un des leviers d’action est représenté par ce que les scientifiques appellent « les entraînements cognitifs », qui sont des exercices de mémoire, d’attention, de raisonnement… Ces entraînements ont déjà montré leur efficacité dans la lutte contre les troubles cognitifs légers. Dans une récente étude, des chercheurs ont cherché à approfondir les connaissances sur les divers bénéfices obtenus avec différents programmes d’entraînement.

L’étude

Dans cette méta-analyse parue dans Psychology and Aging, des chercheurs de l’université du Texas  ont analysé près de 215 modules d’entraînements cognitifs à destination des personnes âgées. L’objectif ? Déterminer quel type d’entraînement a le plus de bénéfices pour les personnes âgées en bonne santé et pour celles présentant une déficience cognitive légère.

« Notre objectif premier a été de comparer un entraînement à une seule composante à un entraînement à plusieurs composantes mais nous avons été plus loin », a déclaré M. Basak premier auteur de l’étude. « Nous avons voulu évaluer non seulement les effets d’un module d’entraînement sur les capacités spécifiques qu’il vise à renforcer (mémoire, attention, etc.) – ce qu’on appelle les effets de transfert proche – mais aussi ses bénéfices sur les capacités non directement visées par le module d’entraînement (raisonnement par exemple) – ce qu’on appelle un transfert lointain ».

Résultats : tous les modules à composantes multiples ont été plus efficaces à la fois sur les transferts proches et lointains, avec des bénéfices observés aussi notamment dans les activités quotidiennes, par rapport aux modules ne ciblant qu’une capacité cognitive.

En pratique

Continuer à faire fonctionner son cerveau de différentes manières lorsqu’on vieillit semble donc important. « Muscler » sa mémoire est possible et souhaitable. Mais l’étude FINGER surplus de 1000 participants suggère que l’entraînement cognitif ne suffit pas : il faut aussi faire attention à l’alimentation, aux facteurs de risque cardiovasculaire, l’activité physique et à la gestion du stress. (1) C’est d’ailleurs à tous ces aspects que s’adresse le guide de Max Lugavere Supernutrition du cerveau.

Pour en savoir plus, lire : Supernutrition du cerveau 


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