Pourquoi c’est important

Selon l’Afero (Association française d’étude et de recherche sur l’obésité), il n’existe pas à ce jour de preuve que les personnes obèses soient plus sujettes au Covid-19. En revanche, lorsqu’elles sont atteintes par ce coronavirus, elles semblent avoir un risque plus élevé de développer une forme sévère de la maladie se traduisant par une détresse respiratoire aiguë.

Si elle n’était initialement pas considérée comme facteur de risque, l’obésité l’est maintenant aux côtés d’autres facteurs : âge avancé, troisième trimestre de grossesse, maladies cardiovasculaires, diabète insulino-dépendant, insuffisance respiratoire chronique, cancer, dépression immunitaire, cirrhose de stade B ou C. 

Comment expliquer cela ? L’obésité abdominale entraîne une compression du diaphragme, des poumons et de la capacité thoracique. De plus, elle provoque une inflammation chronique avec une augmentation des cellules immunitaires pro-inflammatoires notamment les cytokines, qui sont impliquées, on le sait désormais, dans les formes graves de Covid-19.

Pour en savoir plus lire : COVID-19 : qu’est-ce qu’un orage de cytokines et pourquoi est-ce une question de vie ou de mort pour les malades ?

L’étude

Une étude française portant sur 124 patients admis dans une unité de soins intensifs suite à une infection au Covid-19 a analysé le lien entre l’indice de masse corporelle (IMC) et la nécessité d’une assistance respiratoire par intubation notamment.

Résultats : 47,6% des personnes admises en soins intensifs présentaient un IMC supérieur à 30 (signant une obésité) et 28,2% un IMC supérieur à 35. Parmi les 68,6 % des patients admis ayant eu besoin d’une aide respiratoire, 87,7 % avaient un IMC supérieur à 35. Par ailleurs, le recours à une ventilation invasive est étroitement corrélé au genre masculin. En revanche, aucune corrélation n’a été observée avec l’âge, l’hypertension et le diabète.

En pratique

Comme toutes les personnes à risque, les patients présentant un trouble de l’obésité peuvent faire valoir leur droit à un arrêt de travail à l’Assurance-maladie. Dans leur cas, les mesures de prévention doivent être suivies encore plus scrupuleusement pour éviter les risques au maximum. 

Lire notre dossier complet : Les bons gestes face au coronavirus


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