L’étude, publiée le 8 avril, a révélé que les chats et les furets peuvent être infectés par le SARS-CoV-2, le coronavirus à l’origine de la maladie COVID-19. Les chiens semblent peu susceptibles à une infection.

Un tigre du zoo du Bronx à New York a développé une toux sèche et une perte d’appétit après un contact avec un gardien infecté ; l’animal a été testé positif au coronavirus le 5 avril.
Une étude conduite à Hong Kong avait déjà trouvé que les chats et même certains chiens peuvent héberger le virus. Mais cette étude avait conclu que chats et chiens ne peuvent pas transmettre le nouveau coronavirus aux humains, même s’ils sont porteurs du virus, en général à un niveau faible, alors qu’ils ont été contaminés par l’homme.

L’étude publiée dans Science, visait à identifier les animaux vulnérables au virus afin qu’ils puissent être utilisés pour tester des vaccins expérimentaux pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

L’étude a révélé que les chats et les furets étaient très vulnérables au virus lorsqu’on introduit des particules virales par les naseaux. L’étude a aussi établi que les chats peuvent s’infecter mutuellement via des gouttelettes respiratoires. Les chats infectés avaient des particules virales dans la gueule, les naseaux et l’intestin grêle. Les chatons exposés au virus ont développé des lésions importantes dans les poumons, les naseaux et la gorge.
La surveillance du SRAS-CoV-2 chez les chats doit être considérée comme un complément à l’élimination du COVID-19 chez l’homme“, écrivent les auteurs.

Chez les furets, le virus a été trouvé dans les voies respiratoires supérieures seulement, au contraire de ce qu’il se passe chez l’homme, mais n’a pas provoqué de maladie grave.

Les tests de recherches d’anticorps ont montré que les chiens étaient moins susceptibles d’attraper le virus, tandis que les porcs, les poulets et les canards inoculés ne présentaient aucune trace d’infection.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué le 8 avril qu’elle allait se pencher de plus près sur la possible transmission du virus entre les animaux domestiques et l’homme. Jusqu’ici, l’OMS estimait que les animaux domestiques peuvent être infectés par l’homme, mais qu’ils ne jouent pas de rôle dans la transmission à l’homme.

“Ces données soutiennent la recommandation pour les personnes atteintes de COVID-19 de prendre leurs distances, non seulement avec les autres membres du ménage mais aussi avec leurs animaux domestiques, afin de ne pas transmettre le virus à leurs animaux, en particulier aux chats“, indique Daniel Kuritzkes, spécialiste des maladies infectieuses au Brigham and Women’s Hospital de Boston. 


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