Les symptômes caractéristiques d’une infection par le nouveau coronavirus sont maintenant bien décrits : fièvre, toux et difficulté à respirer. Mais certains patients présentent aussi une perte d’odorat (anosmie) et de goût et d’autres, des signes variés d’atteinte cérébrale allant de l’encéphalopathie à la paresthésie (picotements dans les extrémités). 

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Mardi 31 mars 2020, une employée d’une compagnie aérienne, âgée d’une cinquantaine d’années qui se plaignait de confusion et de maux de tête, s’est révélée être infectée par le SARS-CoV-2. L’imagerie cérébrale a montré tous les signes d’une encéphalopathie nécrosante aiguë, avec gonflement anormal et inflammation dans plusieurs régions du cerveau, et des zones où certaines cellules étaient mortes. 

Ce type d’encéphalopathie a déjà été observé dans des maladies virales comme la grippe. Et ces constats chez des patients COVID-19 ne sont pas isolées. L’hôpital de l’Université de Brescia en Italie a d’ailleurs ouvert une unité NeuroCovid distincte pour soigner les patients souffrant de troubles neurologiques. Elles sont le signe que le virus peut parvenir au cerveau et l’endommager, soit directement, soit indirectement par une réaction inflammatoire excessive de l’organisme. 

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Un article récent dans le journal Neurology évoque une atteinte virale directe : « Chez la souris, il a été montré que les coronavirus se propagent par voie neuronale, des voies olfactives au tronc cérébral et des poumons au tronc cérébral inférieur. L’anosmie est un symptôme très courant dans COVID-19, suggérant l’invasion du nerf olfactif. Cependant, des études d’autopsie seront nécessaires pour déterminer si le SARS-CoV-2 est en fait neuroinvasif. »

Autre hypothèse : l’encéphalopathie s’expliquerait par un orage de cytokines dans le cerveau, c’est-à-dire un afflux excessif de molécules pro-inflammatoires sécrétées par l’organisme en réaction à l’infection. Cet orage de cytokines a déjà été décrit pour d’autres organes, à commencer par les poumons.

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