Il y a plusieurs stades de lésions musculaires (contracture, élongation, déchirure ou claquage, rupture ou désinsertion). Ces différences entre les lésions sont liées à leur profondeur.  « En cas de déchirure, les fibres sont lésées et rompues, ce qui provoque une douleur brutale, un ballonnement du muscle ou au contraire une forte contraction et un hématome, précise le Dr Bacquaert. La déchirure musculaire peut aller jusqu’à la rupture. La douleur est alors fulgurante et peut même provoquer un malaise. Il y a une rétraction musculaire car le muscle n’est plus attaché. »

Déchirure de l’épaule : où se situe-t’elle ?

« La déchirure de l’épaule est complexe car elle se situe à un carrefour où il y a des muscles, des tendons, précise le Dr Bacquaert. Le muscle touché est le long biceps, appelé aussi ‘muscle Popeye’. Mais la coiffe des rotateurs peut être touchée lors d’un geste de type ‘lancer’. »

Déchirure de l’épaule : qu’est-ce qui la provoque ?

« La déchirure du muscle de l’épaule peut survenir lors d’une traction ou lorsqu’on fait des pompes, par exemple, énumère le médecin du sport. Mais à partir d’un certain âge, on peut rompre son biceps lors d’un effort de traction ou de poussée, en raison d’une certaine fatigue musculaires lors d’efforts un peu trop longs. » Comme toute déchirure musculaire, elle est douloureuse.

La déchirure musculaire de l’épaule provoque un gonflement ou forme comme une boule, d’où son appellation ‘Popeye’.

Déchirure intercostale de l’épaule : quels examens ?

L’examen clinique repose sur l’inspection et la palpation du muscle atteint avec un examen comparatif de l’autre côté, afin de vérifier s’il y a une rétraction, la présence d’un hématome, d’une impotence fonctionnelle.

« Une échographie peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic, voire une IRM ou un arthroscanner afin de s’assurer qu’il n’a pas d’arrachement tendineux ou osseux, précise le Dr Bacquaert. Ensuite, il est important de se reposer, ce qui évitera d’effectuer des mouvements risquant de réveiller la douleur. « La durée du repos est de 15 à 30 jours, et jusqu’à 2 mois en cas de rupture », précise le médecin. Si la douleur est importante, la prise d’antalgiques peut être nécessaire.

Attention ! « La déchirure d’un muscle de l’épaule doit être traitée avec beaucoup de sérieux car le risque est que cette blessure musculaire évolue vers ce que l’on appelle l’épaule gelée, avec une impotence fonctionnelle qui pourra durer plus de six mois », alerte le médecin du sport.

Comme pour toute déchirure musculaire, il est important d’agir vite. Que faire sur l’instant ? « La prise en charge repose sur l’arrêt immédiat de l’activité, sur la pose de glace sur le muscle touché et sur le repos, détaille le médecin du sport. Et surtout, on ne masse pas et on n’applique pas de chaleur. Ces gestes aggravent la lésion et font saigner les fibres musculaires ».

Au niveau de l’épaule, l’immobilisation doit être réalisée sous surveillance médicale stricte afin d’éviter la survenue de complications.

* www.irbms.com

À lire aussi


Partagez :