Pourquoi c’est important

Le vieillissement de la population mais aussi certains facteurs environnementaux contribuent à l’augmentation du risque de démence. À l’inverse, « il est possible d’influencer considérablement comment le cerveau fonctionne en changeant son alimentation et en adoptant les bons gestes. Retrouver l’agilité mentale de ses 30 ans, accroître sa productivité, lutter contre le stress et le déclin cognitif, c’est possible ! » souligne le journaliste scientifique Max Lugavere dans Supernutrition du cerveau.

L’identification des facteurs de risque et les moyens de prévention déjà mis en place ont-ils contribué à réduire le nombre de personnes touchées par la maladie ? Alzheimer Europe a publié un nouveau rapport présentant les résultats des analyses des études de prévalence de la maladie d’Alzheimer. Ils ont ainsi pu mettre à jour le nombre de personnes touchées par la maladie.

 

L’étude

Au cours des trois dernières décennies, plusieurs études ont été réalisées pour évaluer la prévalence de la démence en Europe parmi lesquelles : EURODEM dans les années 1980, l’étude EuroCoDe (projet d’Alzheimer Europe) de 2006-2008 et l’étude ALCOVE de 2011 à 2013. Les résultats présentés dans le nouveau rapport sont basés sur une analyse collaborative des études de prévalence publiées depuis la fin du projet EuroCoDe. Au total, 16 études ont été incluses dans l’analyse.

Voici les résultats qu’ils ont trouvé : 

  • Le nombre d’hommes atteints de démence a diminué au cours des dix dernières années, dans tous les groupes d’âges, par rapport aux chiffres du projet EuroCoDe.
  • Même chose pour les femmes, sauf dans la catégorie des 75-79 ans. 
  • Le nombre de personnes atteintes de démence a diminué d’un peu plus de 1 million en Europe. Les femmes continuent d’être deux fois plus touchées que les hommes.
  • Le nombre de personnes atteintes de démence en Europe va presque doubler d’ici 2050 et pourrait atteindre près de 19 millions de personnes.

Cependant, l’étude n’a pas permis de déterminer la prévalence des démences chez les personnes de moins de 65 ans, ni de différencier les différents types de démences.

Pour le directeur d’Alzheimer Europe, il semblerait que des modes de vie plus sains, une meilleure éducation et un meilleur contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire aient contribué à réduire la prévalence des démences en Europe. Cependant, le rapport montre également que le nombre de personnes touchées par une forme de démence va continuer d’augmenter dans les années à venir, ce qui risque de peser lourd sur les services de soins, à moins que de meilleurs moyens de traitement ou de prévention soient identifiés.

En pratique

Pour limiter le risque de démence en général – et de maladie d’Alzheimer en particulier – il est possible d’agir sur plusieurs facteurs de risque (obésité, diabète de type 2, dépression, hypertension artérielle…) dont beaucoup sont modifiables par l’alimentation et le mode de vie. Les recommandations alimentaires sont semblables à celles mises en place pour limiter le risque cardiovasculaire. Ainsi, adopter un régime méditerranéen améliore la fonction cognitive et réduit le risque de maladie d’Alzheimer : sa richesse en oméga-3 du poisson, en antioxydants et en vitamines B est un atout pour la santé cérébrale. Des apports élevés en certaines vitamines (vitamines B9, E et C) sont associés à une diminution du risque de maladie d’Alzheimer. De la même façon, il est important de ne pas manquer de vitamine D et de pratiquer une activité physique régulière.

Deux livres à la pointe de la prévention des maladies neurodégénératives : Supernutrition du cerveau et La fin d’Alzheimer


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