Pourquoi c’est important

La dégénérescence des disques lombaires (ou discopathie dégénérative) est une maladie musculo-squelettique courante qui provoque souvent des douleurs dans le bas du dos, les disques intervertébraux ne pouvant plus assurer la souplesse et la résistance de la colonne vertébrale face aux chocs. Comme le montrent des études antérieures, les œstrogènes sont impliqués dans cette dégénérescence des disques, ce qui explique pourquoi les femmes ménopausées sont plus sévèrement touchées que les hommes du même âge.

En plus de concentrations d’œstrogènes plus faibles, la carence en vitamine D est courante chez les femmes après la ménopause. Or, une étude récente a montré que le manque de vitamine D est associé à des douleurs lombaires et que la supplémentation pourrait soulager cette douleur chez des personnes en déficit. Mais peu de travaux ont été menées concernant le rôle de la vitamine D dans la dégénérescence des disques intervertébraux, en particulier chez les femmes ménopausées. C’est le sujet d’une nouvelle étude parue dans la revue Menopause.

L’étude

Chez 232 participantes (âge moyen 65,6 ans), les chercheurs ont analysé les marqueurs sériques de renouvellement osseux, sur une période de 18 mois. La dégénérescence discale a également été évaluée. Les femmes ont également auto-évaluées leur douleur au dos. 

12,9% des femmes présentaient une carence sévère en vitamine D (<10 ng/ml) et 12,5% un statut normal (> 30 ng/ml), les autres se situant donc en déficit léger ou modéré.

Les participantes avec un déficit sévère présentaient un score de densité minérale osseuse plus faible et des douleurs dorsales auto-évaluées plus importantes. Les chercheurs ont trouvé une relation inverse entre la concentration de vitamine D et la gravité de la dégénérescence discale. Une concentration plus faible en vitamine D (<10 ng/mL) était significativement associée à une dégénérescence discale lombaire plus sévère dans la région lombo-sacrée, mais moins dans la région lombaire supérieure.
Les résultats montrent donc que les femmes qui ont de très faibles niveaux de vitamine D ont un risque plus important de souffrir de douleurs lombaires modérées à sévères et de dégénérescence discale lombaire plus grave. Par ailleurs, le tabagisme et un indice de masse corporelle élevé sont également des facteurs aggravants.

Les chercheurs expliquent que la vitamine D a un rôle bénéfique sur la sensibilité à la douleur musculaire et nerveuse, sur la masse et la force musculaires et sur l’inflammation.

En pratique

Il faudrait, pour prévenir chutes et fractures, 4 000 UI de vitamine D par jour pour que 90 % des personnes âgées atteignent 30 ng/mL dans le sang. Une supplémentation de 4 000 UI par jour est sans risque de toxicité. Nous vous conseillons donc de surveiller votre statut en vitamine D et de prendre une supplémentation si nécessaire, l’hiver notamment.

De plus, si vous fumez, sachez que la nicotine peut être responsable d’un mal de dos.

Pour savoir comment soulager naturellement le mal de dos, lisez notre article complet (abonnés).

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