Pourquoi c’est important

Le Covid-19 est un coronavirus de la même famille que le SRAS qui a atteint 3000 personnes en 2002-2003, et en a tué 744. C’est un virus dit « en couronne » connu pour avoir des animaux comme « réservoirs », en particulier la chauve-souris. Ce type de virus peut muter assez rapidement en passant d’un hôte à l’autre. Ce coronavirus est aussi de la famille du MERS-CoV, le virus qui provoque chaque année des épidémies au Moyen-Orient, notamment en Arabie Saoudite au moment du pélérinage à La Mecque. 

Les particularités du nCoV de Wuhan

Ce cousin du SRAS et du MERS-CoV semble pour l’instant moins mortel qu’eux puisque le taux de mortalité attaché au Sras est de 10% et celui du MERS-CoV (qui touche beaucoup de personnes âgées) est de 80% contre moins de 3% pour le nCov a à l’heure actuelle.

Les spécialistes des maladies infectieuses et tropicales, comme le Pr Gilles Pialoux de l’hôpital Tenon (Paris), rappellent que la grippe tue 10 000 à 15 000 personnes en France chaque année, ce qui permet de relativiser un peu la portée de ce virus qui ne touche qu’une poignée de personnes pour l’instant en France. 

Son délai d’incubation semble être inférieur à 15 jours, avec un temps médian de 6-7 jours entre la contamination et l’apparition des symptômes. Ces derniers sont assez classiques : fièvre, toux, congestion nasale, mais aussi diarrhée comme pour le MERS-CoV. Il touche aussi préférentiellement les personnes âgées : 50% des hospitalisations concernent des personnes de plus de 65 ans.

Qu’est-ce qui inquiète les médecins ? Le fait que ce virus connaît une pente de progression très importante, qu’il peut muter, qu’il se transmette d’humain à humain (et non pas seulement par consommation d’animaux contaminés comme on pouvait le penser au début), qu’il existe des personnes qui sont contaminées mais ne présentent aucun symptômes et surtout l’apparition d’autres cas autochtones, comme cela a été le cas en Allemagne.

Un outil pratique

L’université américaine Johns Hopkins a développé un outil utile : une carte permettant de suivre en temps réel la progression de cette épidémie dans le monde. Pour cela, les chercheurs du Centre d’ingénierie et des systèmes scientiques de cette université collecte les données des différents centres de contrôle des maladies, en Chine, en Europe, aux Etats-Unis ainsi que celles de l’OMS.

« Nous avons mis au point ce tableau de bord parce que nous pensons qu’il est important pour le public de comprendre la situation de l’épidémie au fur et à mesure qu’elle se déroule avec des sources de données transparentes », a déclaré Lauren Gardner la directrice de ce Centre. « Pour la communauté des chercheurs, ces données deviendront plus précieuses à mesure que nous continuerons à les collecter avec le temps. »

Cette carte cliquable identifie les régions où les patients ont été diagnostiqués avec un coronavirus – plus il y a de cas dans une région, plus son point sur la carte est grand. Actuellement, on peut voir que le plus grand point se situe dans la province du Hubei, d’où l’épidémie est partie.

Si vous devez voyager, notamment en Chine, faites un tour d’abord sur le site France Diplomatie pour suivre leurs recommandations.

Lire aussi : Comment éviter rhume, grippe et gastro en voyage et Les aliments qui stimulent l’immunité 


Partagez :