Production et transport en ligne de mire

La production agricole et les transports de marchandises concentrent à eux seuls 58 % bilan énergétique de l’alimentation (source : CECAM). La bonne nouvelle c’est que ce sont deux domaines pour lesquels nous, simples consommateurs, pouvons agir.

En privilégiant les végétaux aux produits animaux, en se fournissant directement à des producteurs pratiquant une agriculture biologique (ou raisonnée) et de saison (sans serre chauffée), l’impact environnemental de notre assiette peut être réduit.

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L’écart entre l’énergie nécessaire pour la production et le transport de certaines denrées alimentaires et celle qu’elles sont capables de fournir à notre corps est particulièrement frappant pour les fruits et légumes exotiques, comme la mangue ou l’ananas. Mais un aliment produit localement sur un terroir non adapté à sa culture n’est pas meilleur, sur le plan écologique : un aliment qui ne convient pas au terroir et au climat même produit localement peut avoir plus d’impact environnemental qu’un produit importé. Alors que peut-on acheter pour remplir son assiette tout en s’engageant pour la planète ?

Choisir les aliments les moins impactants

Comment être certain de faire le bon choix environnemental en faisant ses courses, autrement qu’en mangeant local et de saison ? Car si cela fonctionne pour les fruits et légumes, cela n’aide pas trop pour les autres catégories alimentaires. Une étude récente parue dans Science (1) a fait ce travail pour nous. 

On l’a vu ce sont les modes de production et le transport qui alourdissent le plus le bilan carbone des aliments. Mais l’empreinte environnementale d’un aliment dépend d’autres facteurs notamment l’utilisation de terres, l’utilisation d’eau douce, l’acidification et l’eutrophisation des sols.

Les chercheurs ont analysé 570 études et ont évalué les données sur ces cinq indicateurs environnementaux de 38 700 exploitations agricoles dans 119 pays pour 40 aliments très courants. Ces résultats permettent de connaître les aliments les moins impactants pour l’environnement et ceux qui, au contraire, sont à limiter.

Nous vous les avons résumés dans l’infographie ci-dessous (pour le yaourt, le beurre, le colin et le hareng, les chiffres sont moins récents et issus d’une étude publiée dans le Journal of Cleaner Production (2)).
Les chiffres sont donnés pour 1 kg d’aliments en équivalent CO2.

Où faire ses courses ?

Pour réduire son impact environnemental, mieux vaut délaisser les grandes surfaces au profit d’une distribution alternative qui participe à rendre nos territoires résilients vis-à-vis de l’alimentation en faisant profiter l’économie locale. Le mot d’ordre de cette consommation est bien évidemment circuit court. Voici quelques idées fiables, parmi d’autres :

La ruche qui dit oui  
Plateforme qui propose de faire ses courses via le web auprès de producteurs locaux (dans un rayon de 200 km autour du point de vente).

Les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) 
Plateforme qui créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s’engagent à acheter la production de celui-ci à un prix équitable et en payant par avance. 

Locavor
Plateforme permettant de commander des produits locaux en circuit court aux producteurs et artisans proches de chez vous et de les récupérer chaque semaine dans un point de distribution voisin.

Les ventes directes
Outre les marchés paysans ou de quartier, plusieurs plateformes proposent un annuaire des producteurs locaux (mon-producteur.com, etiktable.fr, acheteralasource.com).

Pour en savoir plus, lire : Le guide de l’alimentation durable


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