Pourquoi c’est important

L’arythmie cardiaque est une anomalie du rythme cardiaque qui augmente le risque d’infarctus, d’AVC et donc de décès. La fibrillation auriculaire, ou fibrillation atriale, est la forme la plus courante d’arythmie cardiaque. D’après le site de l’Assurance-maladie, cette pathologie concerne 1 % de la population française (et au moins 10 % des personnes de plus de 80 ans).

Les causes de la fibrillation auriculaire restent souvent inexpliquées et certains pensent que le stress psychologique représente un facteur de risque. Les personnes qui subissent un stress prolongé et important au travail, mais aussi à la maison, développent parfois un syndrome d’épuisement vital, aussi appelé burn-out. Une nouvelle étude a voulu savoir s’il existait un lien entre le burn-out et la fibrillation auriculaire.

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Ce que montre l’étude

Cette vaste étude américaine paraît dans la revue European Journal of Preventive Cardiology. Elle a analysé les données de plus de 11 000 personnes participant à l’étude Atherosclerosis Risk in Community. Les participants ne présentaient pas de fibrillation atriale au début de l’étude en 1990-1992. Les chercheurs les ont suivis sur une période d’environ 23 années pour savoir s’ils avaient développé une fibrillation atriale. 2220 événements de ce type ont été relevés.

Les auteurs ont regardé si les participants présentaient des symptômes d’épuisement vital (burn-out), de colère, s’ils prenaient des antidépresseurs et s’ils bénéficiaient d’un soutien social. L’épuisement vital associe une fatigue excessive, une perte de motivation et de l’irritabilité. Il « diffère de la dépression, qui se caractérise par une mauvaise humeur, de la culpabilité et une mauvaise estime de soi » pour Parveen  Gard, l’un des auteurs de l’étude.

Résultats : une association entre burn-out et fibrillation atriale se retrouvait chez les deux sexes. Les personnes qui souffraient le plus d’épuisement vital avaient 20 % de risque en plus de faire de la fibrillation auriculaire, par rapport à celles qui étaient les moins concernées par le burn-out. En revanche, il n’y avait pas de lien entre la colère, l’usage des antidépresseurs, le manque de soutien social et la fibrillation auriculaire.

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Pour expliquer le lien entre burn-out et fibrillation auriculaire, les chercheurs évoquent l’inflammation et le stress physiologique provoqués par l’épuisement vital. Ces deux phénomènes ont un impact négatif sur la santé cardiaque et pourraient favoriser l’arythmie. Le chercheur en conclut : « On sait déjà que l’épuisement augmente le risque de maladie cardiovasculaire, notamment de crise cardiaque et d’AVC. Nous rapportons maintenant que cela peut également augmenter le risque de développer une fibrillation auriculaire, une arythmie cardiaque potentiellement grave.»

En pratique

Pour éviter le burn-out et donc des problèmes cardiaques, il est important d’apprendre à gérer son stress. Pour cela, vous pouvez par exemple pratiquer un sport, la méditation ou opter pour des compléments alimentaires anti-stress. Retrouvez tous nos conseils dans nos articles :

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