Pourquoi c’est important

Comme disait Mark Twain, « Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi. » Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Notre vie a-t-elle un sens ? Ai-je une mission à accomplir en ce bas monde ? Nous nous posons tous à un moment donné de notre existence ces questions d’ordre philosophique.

Ces interrogations peuvent être chargées d’angoisse, quand tout semble aller mal. Inversement, une personne qui a trouvé un sens à sa vie sera probablement plus satisfaite de son quotidien et risquera moins de sombrer dans la dépression. C’est pourquoi notre développement psychologique et spirituel pourrait influencer notre bien-être.

Ce que montre l’étude

Dans cette étude réalisée par l’université de Californie (San Diego) et parue dans le Journal of Clinical Psychiatry, les scientifiques ont voulu savoir s’il existait un lien entre la recherche d’un sens à sa vie chez un individu et son bien-être mental et physique. Pour cela, ils ont recruté 1042 adultes âgés de 21 ans à plus de 100 ans, qui faisaient partie de la cohorte Successful Aging Evaluation (SAGE). Les participants ont répondu à des questionnaires où ils devaient dire s’ils étaient d’accord avec des affirmations telles que « Je cherche un but ou une mission dans ma vie » ou « J’ai découvert un but satisfaisant dans la vie. »

Globalement, l’étude conclut que la recherche d’un sens a un lien avec la santé et le bien-être, mais cette relation évolue avec l’âge. Comme l’explique Dilip Veste,  professeur émérite de psychiatrie et de neurosciences : « le sens de la vie est associé à une meilleure santé, au bien-être et peut-être à la longévité. » Il ajoute : « Ceux qui ont un sens à la vie sont plus heureux et en meilleure santé que ceux qui n’en ont pas. »

Lorsque nous sommes encore en train de chercher un sens à notre existence, notre bien-être mental est moindre : « si vous n’avez pas de but dans la vie et que vous le cherchez sans succès, vous vous sentirez beaucoup plus stressé. » L’étude montre que la présence d’un sens dans sa vie dessine une courbe en U inversé au fil du temps, alors que la courbe de la recherche d’un sens à la vie en fonction de l’âge est en forme de U. L’âge de 60 ans correspond à cette période où la présence d’un sens est maximale et où l’individu cherche le moins le sens de son existence.

En effet, les jeunes adultes, entre 20 et 30 ans, sont souvent à la recherche de leur voie professionnelle, d’un partenaire, et en quête d’une orientation à donner à leur vie. Mais progressivement, cette quête diminue au fil du temps : « Alors que vous commencez à avoir la trentaine, la quarantaine et la cinquantaine, vous avez des relations plus établies, peut-être que vous êtes marié et avez une famille et que vous vous êtes installé dans une carrière. La recherche diminue et le sens de la vie augmente. »

Puis de nouveaux changements ont lieu après 60 ans : «Les gens prennent leur retraite et commencent à perdre leur identité. Ils commencent à développer des problèmes de santé. » Souvent les personnes âgées voient partir des amis, des membres de leur famille. Ces décès les amènent à nouveau à s’interroger sur le sens de la vie, ce qui peut avoir un impact négatif sur leur santé mentale après un deuil.

Des livres pour aller plus loin : Réalise ton rêve, Intuitions et Les 3 émotions qui guérissent


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