Pourquoi c’est important 

LaNutrition alerte ses lecteurs depuis plusieurs années sur les dangers des aliments ultra-transformés (AUT), ces produits industriels bourrés d’agents cosmétiques et économiques (ACE), d’additifs, de sucre et de mauvais gras. Et les études n’en finissent pas de donner de nouvelles raisons d’en limiter la consommation. Ainsi, la consommation d’AUT a été associée à un risque plus élevé de trouble du métabolisme des graisses (dyslipidémie), d’obésité, d’hypertension, de mortalité et de cancer.

Toutes les maladies dites de civilisation semblent ainsi, sans surprise, être impactées par la consommation de ces aliments. C’est au tour aujourd’hui du diabète, après analyse de l’alimentation de 100 000 Français pendant 10 ans.

À lire aussi : Plus informés par le Nutri-score, les Français ne mangent pas forcément mieux 

L’étude

Pendant 10 ans (2009-2019), plus de 100 000 participants ont été régulièrement invités à remplir une série de questionnaires diététiques. L’analyse de ces questionnaires a permis aux chercheurs d’associer une consommation importante d’aliments ultra-transformés (AUT) à un risque plus grand de développer un diabète de type 2.

Dans l’ensemble, les proportions d’AUT étaient plus élevées chez les participants les plus jeunes, les personnes obèses, celles dont le niveau d’activité physique est moins élevé et les fumeurs.

Une consommation plus élevée d’AUT était liée aussi à une qualité nutritionnelle inférieure, avec une alimentation comportant plus de calories, d’acides gras saturés, de sel et de sucre, de viandes transformées et moins de fibres, de céréales complètes, de noix, de fruits et de légumes…

En pratique

Le chercheur français Anthony Fardet conseille dans « Halte aux aliments ultra-transformés » de ne pas consommer plus de 15% de ses calories sous la forme d’aliments ultra-transformés. Cela conduit à privilégier les aliments bruts que l’on cuisine soi-même.

Il peut s’avérer compliquer de changer ses habitudes alimentaires quand on n’est pas vraiment doué en cuisine ou quand notre environnement est imprégné de nourriture industrielle. Le changement doit se faire progressivement, mais sûrement ! Voici trois conseils pour commencer :

  • Apprendre à reconnaître les aliments ultra-transformés 

Ces produits sont très souvent suremballés avec un packaging très coloré et comportant divers mentions et labels.  Ce sont de faux aliments qui nécessitent une longue préparation souvent difficile (mais pas impossible à réaliser soi-même).

  • Apprendre à lire les étiquettes

Quelques indices présents sur l’étiquette du produit peuvent indiquer de la nature transformée du produit. En effet, plus la liste d’ingrédients est longue, plus le produit est susceptible d’être transformé. Ensuite, il faut être attentif aux ACE, ingrédients industriels que l’on ne trouve pas dans nos cuisines, autre indice de la transformation du produit.

Le Nutriscore ne prend pas en compte l’index glycémique, le teneur en vitamines et en minéraux des aliments, la qualité et l’équilibre des graisses, la qualité des protéines et surtout la transformation des aliments. Résultat : de nombreux produits ultra-transformés se retrouvent avec un score A ou B. Des applications sont intéressantes pour connaître le degré de transformation des produits notamment Open Food Fact qui donne la classification Nova et Scan Up qui utilise Siga.

À lire aussi : « Récré O’lé » : un aliment ultra-transformé, recommandé par le Nutri-score 


Partagez :