Très en vogue, la tendance “zéro gaspi” se décline également derrière les fourneaux. Ce mode d’alimentation, perçu comme plus contraignant, est source de nombreux bénéfices pour notre santé. Cuisiner sans déchets, c’est manger plus sainement. En achetant des produits bruts “au jour le jour”, on peut s’assurer de la qualité des produits et sélectionner des aliments non transformés riches en vitamines, minéraux et fibres, et dénués d’additifs, sucres, graisses et sels cachés. On évite également les emballages plastiques dont certains composants peuvent migrer sur les aliments.

Pour adopter la cuisine zéro déchets dans votre quotidien, inspirez-vous de ces quelques conseils sous forme de check-list. 

1. Revoyez vos habitudes de consommation

  • Achetez moins, plus souvent. “Un réfrigérateur bien rempli est vide à la fin de la semaine”, assure Aurélie Lequeux, styliste culinaire. Prévoyez pour juste 3 à 5 jours de frais. Et évitez les promos “gros volumes”, dont une partie finit souvent à la poubelle. 

  • Privilégiez le vrac. “ Ainsi, on achète juste ce dont a besoin, dit Stéphanie Faustin, blogueuse culinaire et écolo. Cela évite le gaspillage. » Pour le transport, prévoyez des sacs en tissu ou des boîtes hermétiques et, à la maison, des bocaux de conservation. 

Planifiez vos repas. “ L’idéal est d’élaborer une grille équilibre type, avec les quantités de fruits et légumes, protéines animales et végétales et féculents nécessaires chaque jour et/ou semaine pour le foyer ”, recommande Aurélie Lequeux. Établissez vos menus, faites le point sur les aliments se trouvant dans le réfrigérateur et leur date limite de consommation, puis dressez votre liste de courses en fonction des quantités nécessaires.

2. Ne négligez aucun aliment

Pour cuisiner zéro déchet, utilisez tout. Vraiment tout. 

  • Légumes. Les fanes, les feuilles, les tiges et trognons, les cosses, les zestes, les épluchures et même les pépins peuvent servir à de nombreuses recettes. Avec les fanes on peut par exemple cusinier des potages ou garnitures. On peut faire des chips avec les peaux, des gelées avec les pépins et trognons… Même les pelures des oignons séchées peuvent être réduites en poudre pour parfumer des soupes et des sauces !

  • Pâtes, céréales, riz… cuits. Ils constituent la base idéale de salades composées, de poêlées, de farces (bouchées, légumes farcis…) à condition d’y ajouter des légumes, des herbes, voire de la viande, du poisson ou des protéines végétales si on veut obtenir un plat complet équilibré.
  • Poissons. Les parures (tête, queue…) sont, avec des légumes variés, l’ingrédient clé des soupes et fumets. Idem pour les carcasses de crustacés, indispensables à la préparation de bisques.

  • Viandes. Les carcasses et os parfument les bouillons et les fonds. Les petits morceaux de viande et de gras sur les carcasses et les os permettent de réaliser boulettes et rillettes ou, si on les poêle, donnent du croustillant aux salades composées. Les ailerons et la peau de poulet peuvent être grillés à l’américaine. 

  • Pain. Sec, il est l’élément principal du pain perdu, trempé dans un mélange de lait, d’œuf et de sucre, puis poêlé au beurre. On peut aussi le transformer en croûtons pour garnir les soupes et salades composées ou en chapelure pour les farces et gratins. Même chose pour la brioche.

  • Fromages. Un peu secs ou  sur le retour, on s’en sert dans les préparations cuites ou pour gratiner les tartines, quiches, pizzas… Idem pour les croûtes qui donnent, en plus, du croustillant

3. Quelques précautions indispensables


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