chaque année.  Qu’est-ce qui provoque une diarrhée ? Comment la soigner ? Les conseils de la Société nationale française de gastro-entérologie.

femme et maux de ventre © istock

La diarrhée aiguë peut avoir de multiples causes. La plus courante est la gastro-entérite, notamment lors des épidémies hivernales. D’origine principalement virale, elle est due au rotavirus, au calicivirus humain, à l’adénovirus, à l’astrovirus…).

Elle cède spontanément en 3 à 4 jours avec des mesures hygiéno-diététiques adaptées.

Des bactéries en cause

La diarrhée dysentérique se manifeste par l’évacuation de glaires et de sang (parfois sans matières fécales) avec des douleurs abdominales, des vomissements, de la fièvre dans un cas sur deux. Il peut également y avoir des signes articulaires ou cutanés.

La diarrhée dysentérique est due à des bactéries qui envahissent la paroi intestinale comme la Salmonella, la Shigella, le Campylobacter…, ou des bactéries qui produisent des toxines comme l’Escherichia coli entérotoxinogène. Parfois un parasite (l’amibiase) peut être en cause. 

Dans certains pays, l’amibiase peut aussi provoquer une diarrhée et l’Escherichia coli, la Shigella dysenteriae peuvent entraîner ce que l’on appelle la diarrhée du voyageur ou tourista.

Les pâtisseries, la viande de bœuf hachée, la viande de porc, les plats cuisinés, les coquillages, les produits laitiers crus… sont également responsables de toxi infections alimentaires avec diarrhée. Les bactéries en cause sont alors Staphylococcus aureus, Salmonella, Yersinia enterocolitica…

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Des médicaments responsables

La prise d’antibiotiques entraîne chez environ 10 % des malades une modification du transit intestinal. Cette diarrhée d’origine médicamenteuse démarre durant le traitement mais peut aussi perdure deux mois après son arrêt.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, la colchicine et certaines chimiothérapies contre le cancer sont aussi responsables de diarrhées médicamenteuses.

Une maladie à l’origine de la diarrhée

La maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique qui sont des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) entraînent, elles aussi, des diarrhées plus ou moins chroniques.

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Quels sont les examens prescrits ?

L’examen de base est la coproculture à la recherche d’entérobactéries, de toxines de Clostridium difficile pour les diarrhées dues aux antibiotiques.

Le médecin peut également demander un examen parasitologique des selles, une prise de sang pour rechercher un syndrome inflammatoire un ionogramme. Sanguin en cas de sang et de glaires, voire une rectosigmoïdoscopie destinée à vérifier l’état de la muqueuse intestinale et effectuer des prélèvements.

Quels traitements contre la diarrhée ?

Avant tout, en cas de diarrhée, il est indispensable d’avoir une bonne hygiène : se laver les mains dès que l’on sort des toilettes, ne pas partager sa serviette de toilette ni ses couverts à table.

Le respect de règles alimentaires est également important : boire suffisamment pour ne pas être déshydraté manger léger (riz, légumes cuits, pomme de terre vapeur, semoule, viandes maigres…). A l’inverse, on évite le lait, les produits laitiers, les aliments riches en fibres.

Dans le cas d’une diarrhée banale, on aura recours aux pansements intestinaux de type Smecta non recommandé chez les enfants de moins de deux ans par l’ANSM en raison de la présence possible de traces de plomb, aux antipyrétiques, antispasmodiques, antalgiques si besoin.

S’il s’agit d’une diarrhée due à une amibiase, un antiparasitaire et antibactérien sera prescrit. Si la diarrhée résulte d’une infection bactérienne, le patient devra suivre une antibiothérapie.

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Véronique Bertrand Article publié le


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