Pourquoi c’est important

La part des aliments ultra-transformés dans les rayons des supermarchés et surtout dans l’assiette des Français n’a cessé d’augmenter ces 20 dernières années. Mais le travail pédagogique d’alerte sur ces produits, et en particulier sur les additifs que LaNutrition – et à sa suite d’autres acteurs médiatiques et scientifiques – fait depuis plusieurs années semble avoir désormais porter ses fruits.

Grâce à nos divers guides et à certaines applications, les consommateurs en sont venus à bouder les produits contenant trop d’additifs et les industriels semblent en avoir tenu compte si on en croit cette nouvelle étude de l’Oqali.

 

L’étude

Cette étude a analysé plus de 30 000 produits issus de la grande distribution. Voici ses principaux résultats :

Si le nombre de produits contenant des additifs a baissé, il reste cependant très important : 78 % des produits contiennent au moins un additif, parmi eux 53 % en contiennent au moins trois, et 4 % contiennent plus de 10 additifs (viennoiseries et desserts surgelés, produits du traiteur frais, glaces et sorbets). Les produits contenant le plus d’additifs sont les « produits premiers prix », suivi des marques distributeurs et ensuite des marques nationales.

Parmi les 338 additifs autorisés, 40 sont fréquemment utilisés notamment l’acide citrique (E330), les amidons modifiés (E14XX) et les lécithines (E322).

Une hausse de la présence de certains additifs a aussi été enregistrée : caroténoïdes (E160A) ; pectine (E440) ; anthocyanes (E163) ; carbonate de sodium (E500) ; glycoside de stéviol (E960) ; sucralose (E955).

Si ces additifs ne sont pas reconnus comme dangereux, leur combinaison et fréquence posent la question de l’effet cocktail. Le mélange de plusieurs substances pourrait avoir des conséquences qui ne sont pas prises en compte lors de l’évaluation de l’innocuité d’un additif pris isolément. 

La part des aliments sans additif est passée de 13,7 % en 2010 à 18,3 % en 2016 notamment pour les plats de traiteur, les pizzas surgelées, les plats préparés et la charcuterie. Il faut cependant préciser que les produits pour lesquels on a observé une baisse plus marquée de la quantité d’additifs sont parmi ceux qui en contenaient le plus à l’origine.

En pratique

Cette étude indique que le choix du consommateur peut peser lourdement sur la balance industrielle. Malgré tout pour sa santé, la consommation d’aliments les moins transformés possible et cuisinés à la maison reste incontournable. Pour Anthony Fardet, l’auteur de Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai, la part des aliments ultra-transformés dans l’alimentation doit rester inférieure à 15%, si on veut rester en bonne santé. 

Pour en savoir plus, lire : Le nouveau guide des additifs 


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