Pourquoi c’est important 

On estime que 5 à 8 % des personnes âgées de plus de 60 ans sont atteintes de démence, syndrome qui accompagne le vieillissement et qui provoque l’altération de la fonction cognitive (dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à réaliser les activités quotidiennes).
Plusieurs paramètres influent sur le risque de développer une démence, notamment la génétique. Cependant le risque génétique pourrait être réduit grâce à un mode de vie sain agissant sur certains autres facteurs de risque comme l’obésité, le diabète, et l’hypertension. C’est ce que semble indiquer une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association. 

À lire aussi : Dépression et diabète augmentent le risque de démence 

L’étude

Cette étude a utilisé les données médicales de 196 383 personnes âgées de plus de 60 ans, pour tenter d’évaluer le risque de contracter une démence par rapport à une prédisposition génétique et au mode de vie. 
La qualité du mode de vie a été jugé selon quatre critères : la consommation de tabac, l’activité physique, la consommation d’alcool, et l’alimentation. Ce qui a permis de déterminer trois niveaux de qualité : favorable, intermédiaire, défavorable.

Résultats : les personnes avec un risque génétique moindre et un mode de vie sain (activité physique régulière, alimentation saine, consommation d’alcool modérée et pas de tabac) étaient trois fois moins touchées par la maladie par rapport aux personnes avec un risque génétique élevé et un mode de vie malsain, ce qui n’est pas très étonnant. En revanche un risque génétique élevé et un mode de vie sain est associé à une baisse de l’ordre de 32% des cas diagnostiqués. Ce qui tend à indiquer, selon les chercheurs, que le mode de vie pourrait jouer un rôle plus important que les gènes dans le développement de la maladie.

Dans cette étude les chercheurs affirment que « les facteurs liés au mode de vie sont beaucoup plus importants parce qu’ils sont modifiables alors que le risque génétique ne l’est pas » mais ce lien étroit entre mode de vie et génétique pourrait être expliqué grâce à l’épigénétique.
En effet l’expression des gènes peut être influencée par le mode de vie et le comportement. Ainsi, les gènes peuvent être « allumés » ou « éteints » selon l’environnement des personnes. La séquence d’ADN reste la même mais son expression est différente.

À lire aussi : La nutrigénomique, au service de la nutrition d’après-demain

En pratique

Agir sur son mode de vie n’est pas chose aisée, mais avec un programme bien défini il peut être plus facile d’agir efficacement. C’est ce que propose le Dr Dale Bredesen dans son livre La fin d’Alzheimer. Voici quelques-uns de ses conseils pour réduire le risque de maladie d’Alzheimer et de démence (Alzheimer est à l’origine de 60 à 70% des cas de démence) :

  • Alimentation low carb : consommer des glucides à IG bas 
  • Flexitarisme : une alimentation essentiellement basée sur les végétaux avec une consommation occasionnelle de viande
  • Consommer des aliments issus de l’agriculture biologique afin de limiter les substances toxiques
  • Consommer des prébiotiques et des probiotiques pour équilibrer le microbiote
  • Pratiquer le jeûne intermittent ou du moins laisser 12 h d’intervalle entre le repas du soir et celui du lendemain matin
  • Pratiquer un exercice physique modéré tous les jours 
  • Bien dormir


Partagez :