Pourquoi c’est important

L’entomophagie, le fait de manger des insectes, suscite un intérêt grandissant car cette pratique permet non seulement de préserver les ressources agricoles mais également de diminuer l’impact écologique de l’alimentation d’origine animale sur la planète. Environ 2 milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, mangent déjà régulièrement des insectes.

Manger des insectes serait une alternative durable et saine à la consommation de viande qui est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. Mettre des insectes dans son assiette et non seulement plus écolo, mais c’est également intéressant d’un point de vue nutritionnel et santé. Les insectes sont en effet une bonne source de protéines, d’acides gras polyinsaturés, de vitamines, minéraux et de fibres.

Une nouvelle étude parue dans la revue Frontiers in Nutrition s’est intéressée à leur pouvoir antioxydant.  

L’étude

Dans cette nouvelle étude, des chercheurs ont mesuré les niveaux d’antioxydants d’insectes et d’invertébrés comestibles disponibles dans le commerce. Ils les ont comparés à ceux du jus d’orange et de l’huile d’olive. Les insectes ont été broyés et deux parties ont été extraites : la partie soluble dans la graisse et la partie soluble dans l’eau. L’activité antioxydante de chaque extrait a ensuite été déterminée.

Les extraits hydrosolubles des sauterelles, grillons et vers à soie ont les valeurs de capacité antioxydante les plus élevées : 5 fois celle du jus d’orange. Ces comparaisons concernent les insectes broyés, secs et non gras. Pour une dilution similaire (88% d’eau), la capacité antioxydante de ces insectes représenterait 75% de celle du jus d’orange frais. Quant aux graisses du ver à soie et de la cigale géante, elles sont deux fois plus antioxydantes que l’huile d’olive. La capacité antioxydante est plus élevée pour les insectes herbivores.

Les chercheurs ont observé que la capacité antioxydante des insectes dépend de leur teneur en polyphénols mais également d’autres composés. Or, si cette étude montre que certains insectes sont une bonne source d’antioxydants, d’autres travaux sont encore nécessaires pour déterminer la nature de ces antioxydants, leur biodisponibilité et leur efficacité chez l’homme.

En pratique

La consommation d’insectes n’est pas ancrée dans notre culture ni dans nos habitudes alimentaires. Il faudra certainement franchir quelques barrières pour commencer à en manger. La motivation écologique pourra vraisemblablement en aider certains. D’un point de vue nutritionnel, les insectes peuvent nous aider à diminuer notre consommation de viande et combler nos besoins en protéines tout comme les protéines végétales (légumineuses). Enfin, sachez qu’il existe des restaurants qui mettent les insectes à leur carte et des livres de recettes qui leur sont dédiés.  

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