Ce type de cancer évolue lentement sans donner de signes spécifiques. Des saignements peuvent apparaître, mais à un stade avancé. Le meilleur moyen de repérer les anomalies à temps, c’est de faire des frottis régulièrement.

Cancer du col de l’utérus : quels sont les symptômes ?

Entre le moment où des lésions précancéreuses se développent sur le col de l’utérus et l’apparition d’un véritable cancer, il s’écoule plus d’une dizaine d’années. Dans ce laps de temps, la femme ne présente « aucun symptôme, pas de saignement ni de pertes vaginales », assure le Pr Jean Gondry, gynécologue et président de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale. 

Un dépistage indispensable

Seul un dépistage régulier, effectué par frottis (c’est-à-dire un prélèvement sur le col de l’utérus) chez un gynécologue, permet de repérer les premières anomalies. Ce dépistage est actuellement recommandé tous les trois ans, après deux frottis consécutifs normaux. Il est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour les femmes de 25 à 65 ans.

À l’avenir, un nouveau test de dépistage permettant de mieux repérer les papillomavirus (HPV), responsables du cancer du col, devrait être mis en place. Plus performant que le test actuel, il permettra d’allonger le délai entre deux frottis de trois à cinq ans. Il permettra également aux femmes qui le souhaitent d’effectuer elles-mêmes le prélèvement, à domicile, avant de l’envoyer pour analyse dans un laboratoire.

Des saignements à un stade avancé

Le cancer du col de l’utérus ne donne ses premiers signes qu’à un stade invasif, lorsque les cellules anormales ont pénétré dans la muqueuse. « À ce stade, il peut y avoir des saignements provoqués dès qu’on touche au col de l’utérus, par exemple lors des rapports sexuels », explique le Pr Gondry.

Différents traitements possibles

Le traitement dépend ensuite de l’état d’avancement du cancer. Il peut être chirurgical, avec une intervention plus ou moins lourde selon les cas : ablation d’une partie du col de l’utérus, voire de la totalité de l’utérus. À un stade très évolué, le traitement fait appel à la chimiothérapie et la radiothérapie. 

Donnant peu de symptômes, le cancer du col de l’utérus n’est pas à prendre à la légère. Rappelons qu’il provoque 1100 décès chaque année en France, et que 3000 nouveaux cas sont diagnostiqués par an. Pour éviter d’en arriver là, le Pr Gondry tient à faire passer ce message : « Le cancer du col de l’utérus est médicalement évitable par des mesures de prévention comme le dépistage et la vaccination des jeunes filles ». 

Sylvie Dellus Pr Jean Gondry, gynécologue et président de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale.  Article publié le


Partagez :