Une étude américaine s’est penchée sur l’utilisation de coupes menstruelles pour remplacer les serviettes hygiéniques et les tampons. Les scientifiques valident les points forts de ce dispositif, à savoir, sa praticité et son efficacité concernant les fuites.

La coupe menstruelle est validée par les chercheurs © iStock

Selon une première étude complète d’analyse de produits, les coupes menstruelles sont aussi sûres et efficaces que les serviettes hygiéniques et les tampons. Ces dispositifs flexibles en forme de cloche, en silicone, caoutchouc ou latex, sont insérés dans le vagin pour recueillir le sang menstruel. Une fois pleines, elles sont vidées, rincées à l’eau, puis réinsérées en quelques minutes. Elles peuvent rester en place entre quatre et 12 heures avant d’être vidées.

Peu connues, les coupes menstruelles ont pourtant été inventées il y a près de 100 ans. Les croyances religieuses et culturelles, ainsi que le tabou concernant le contact avec ses propres organes génitaux et avec le sang menstruel ont toutefois freiné son succès. Aujourd’hui, alors que de plus en plus de femmes luttent pour que les règles deviennent un sujet de santé sans tabou, la coupe menstruelle refait surface. Ecologique et économique, elle représente une option de plus en plus intéressante.

Des risques très rares

L’étude, publiée par la revue The Lancet Public Health, s’appuie sur les données de 43 autres études menées après de 3 319 participants dans le monde. Les auteurs ont trouvé la qualité des données décevante, et ont réclamé des recherches plus poussées. Ils ont ainsi découvert que les coupes sont aussi efficaces que les serviette et les tampons pour prévenir les fuites menstruelles. Seul hic : son utilisation demande un ajustement qui peut prendre quelques mois.

Pour insérer une coupe menstruelle dans son vagin, la femme doit connaître son corps, ne pas avoir peur de la taille de cette “cloche”, être détendue, et ne pas avoir peur de toucher du sang menstruel, comme lorsqu’on insère un tampon. La validation de la part des chercheurs peut rassurer à propos de l’efficacité de ce dispositif.

L’étude n’a révélé aucun risque accru d’infection associé à l’utilisation de coupes menstruelles, ni aucun effet indésirable sur la flore vaginale, le tissu du vagin ou le col de l’utérus. Cinq cas de syndrome du choc toxique ont été observés, mais d’autres facteurs peuvent avoir contribué à ces infections. Quelques complications concernant les contraceptifs intra-utérins ont également été identifiés.

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