Parmi les troubles du comportement alimentaire qui touchent principalement les adolescents et les jeunes adultes, la boulimie est assez difficile à repérer. Découvrez les causes et les signes de la maladie, ainsi que les bons réflexes à avoir en cas de doutes ou des soupçons avérés.

Repérer la boulimie chez un·e proche © iStock

Les troubles du comportement alimentaire sont des maladies graves qui peuvent toucher des personnes de tout âge, sexe, origine ethnique et milieu social. Elles concernent 15 à 20% de la population, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Parmi ces troubles se trouve la boulimie nerveuse. Cette maladie est caractérisée par des cycles d’hyperphagie, où la personne consomme une grande quantité de nourriture, suivie de vomissements auto-induits dans le but d’annuler les effets de l’hyperphagie.

La boulimie est le résultat de facteurs génétiques, d’événements traumatisants, et de l’exposition au stress environnemental. Les personnes souffrant de boulimie ont tendance à ne pas ressentir les signaux de satiété, et sont particulièrement sensibles à la pression sociale pour perdre du poids.

Souvent, ils souffrent également de dépression, d’anxiété, ou d’anorexie. Les transitions importantes, y compris un déménagement, un changement d’école, un nouvel emploi ou le décès d’un être cher peuvent déclencher la maladie. Les troubles de l’alimentation sont souvent un moyen d’exercer une forme de contrôle lorsque le reste de sa vie semble hors de contrôle, rappelle le site Hello Giggles.

Les symptômes

Les symptômes physiques et psychiques de la boulimie varient beaucoup d’une personne à l’autre. Très souvent, la maladie entraîne une malnutrition, une déshydratation et des déséquilibres nutritionnels. Vous pouvez remarquer une perte de poids excessive, puis un gain de poids, des problèmes dentaires, une mauvaise haleine, un reflux acide constant, et une constipation. D’autre signes sont plus subtils : une réaction hyperphagique au stress émotionnel, de la culpabilité après avoir “trop” mangé, ou une obsession pour l’exercice physique.

Vous pouvez remarquer un grand nombre d’emballages dans la maison de la personne boulimique. Elle risque aussi de disparaître fréquemment après les repas pour s’enfermer aux toilettes, et utiliser des bonbons à la menthe, du chewing-gum ou du bain de bouche pour cacher l’odeur de vomi. Elle peut se sentir mal à l’aise à l’idée de manger devant d’autres personnes, et insister pour porter des vêtements très larges.

Une personne souffrant de boulimie peut sembler repliée sur elle-même, avoir une humeur dépressive ou des sautes d’humeur. Elle est souvent très critique envers elle-même et les autres, ressent des difficultés pour aller vers les autres, et peut abuser d’alcool et de drogues pour supprimer la sensation d’appétit.

Comment réagir ?

Vous soupçonnez un·e ami·e d’être boulimique ? Puisque cette maladie a tendance à isoler la personne qui en souffre, il est essentiel de montrer du soutien et de la compassion au lieu de faire des reproches et de donner des conseils non demandés. Si la personne se confie à vous, essayez de l’écouter sans porter de jugement, de lui faire comprendre que vous tenez à elle. 

N’essayez pas de la culpabiliser ou de l’effrayer dans le but d’obtenir de l’aide. Votre proche est la seule personne à pouvoir prendre la décision de se faire soigner. Dernier détail : évitez aussi de parler de régimes, d’alimentation, de calories ou d’image corporelle devant cette personne.

Si vous pensez souffrir de boulimie, demandez de l’aide à un·e thérapeute qualifié. Bien que cette maladie soit un trouble grave qui nécessite un traitement et un soutien professionnels, elle peut être surmontée.  

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