Maladie bénigne chez l’enfant de plus d’un an, la varicelle peut être plus dangereuse lorsqu’elle survient chez l’adulte. Les complications y sont plus fréquentes. Quels sont les profils à risque ? Quels sont les symptômes à connaître ? Dans quels cas un traitement antiviral est-il indiqué ?

La varicelle chez l’adulte : une maladie à prendre au sérieux © iStock

Cette maladie virale, liée au virus varicelle-zona survient principalement chez les enfants, environ neuf cas sur dix contre un cas sur dix seulement chez les adolescents de plus de 15 ans et les adultes jeunes. Parmi cette tranche d’âge, la varicelle touche principalement les personnes fragiles qui n’ont pas attrapé la varicelle dans l’enfance. Chez les seniors, la maladie est très rare. Mais les risques de complications des maladies infantiles que l’on n’a pas eues dans l’enfance sont plus élevés chez les adultes et tous les ans, on observe en France une dizaine de décès.

Des risques de pneumonie et d’encéphalite

La maladie commence par un peu de fièvre et une éruption de petites plaques roses sur le tronc et le visage. Celles-ci deviennent rapidement des vésicules semblables à des gouttes de rosée qui vont peu à peu se dessécher pour laisser place à des croûtes.

  • La particularité de cette maladie chez l’adulte, c’est que les symptômes ne se limitent souvent pas à l’éruption seule. Il peut y avoir des complications extracutanées potentiellement graves comme une pneumonie varicelleuse. Celle-ci survient dans les quelques jours suivant l’éruption, elle se manifeste par une toux sèche, un essoufflement voire un syndrome de  détresse respiratoire qui peut alors conduire en service de réanimation.
  • Une autre complication est le risque d’encéphalite, une infection du système nerveux central par le virus, qui peut se traduire par des convulsions et qui sera confirmée par une ponction lombaire. La varicelle chez l’adulte, c’est donc souvent une hospitalisation.

Un traitement au cas par cas

  • Pour éviter la surinfection, il faut adopter une hygiène parfaite avec une à deux douches par jour avec un savon dermatologique non détergent. L’usage d’un antiseptique n’est pas systématique.
  • Pour traiter la fièvre, on prescrit du paracétamol, mais on évite l’aspirine et l’ibuprofène qui peuvent induire un risque de surinfection bactérienne des boutons.
  • Si les démangeaisons sont très importantes le médecin peut proposer un antihistaminique (Polaramine, Atarax) afin de limiter les grattages et en cas de surinfection sévère des vésicules, un antibiotique sera prescrit.
  • Le traitement antiviral (aciclovir) est indiqué chez les patients à risque, immunodéprimés (greffés, cancer…) et femmes enceintes, pour lesquels on craint un risque de complications ou de mortalité, et dans les formes graves ou compliquées.

icon-puceA lire aussi :

La varicelle pendant la grossesse : rare mais dangereuse

Comment savoir si l’on est protégé contre la varicelle ?

Dans un premier temps, on vérifie dans son carnet de santé. Si l’information n’apparaît pas, on fait une prise de sang (sérologie) pour rechercher la présence ou non des anticorps contre la maladie. S’ils existent, c’est que l’on est protégé, que l’on a sans doute fait une varicelle dans l’enfance. Dans le cas contraire, mis à part les immunodéprimés et les femmes enceintes, on peut se faire vacciner. 

À lire aussi


Partagez :