Dans l’imaginaire collectif, la narcolepsie est une maladie “amusante” qui plonge une personne dans un sommeil profond de façon inattendue. Dans la vraie vie, elle est accompagnée de nombreux autres symptômes, et complique beaucoup le quotidien des patients.

Tout savoir sur la narcolepsie © iStock

Pour les personnes atteintes d’un trouble chronique du sommeil comme la narcolepsie, la maladie touche chaque aspect de leurs vies. Car elle a beau être rare et ne toucher qu’une personne sur 3 à 5 000, ses symptômes ne se limitent pas à des endormissements irrépressibles comme dans l’imaginaire collectif. Voici donc quelques informations utiles à connaître à propos de cette pathologie :

La maladie

La narcolepsie est une maladie neurologique chronique incurable, qui survient le plus souvent entre l’âge de 10 et 30 ans. Elle concerne aussi bien les hommes que les femmes, peu importe l’origine géographique. Elle se divise en deux catégories : la narcolepsie de type 1 et la narcolepsie de type 2. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer la narcolepsie de type 1. La piste d’une prédisposition génétique est évoquée, mais elle ne suffit pas à expliquer le déclenchement de la maladie. D’autres facteurs environnementaux comme le stress, certains vaccins et certaines infections joueraient également un rôle, explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). En plus des complications liées à la vie quotidienne auxquelles les malades doivent faire face, la narcolepsie augmente les difficultés de concentration et d’apprentissage.

Les symptômes

La narcolepsie de type 1 est caractérisée par un sommeil nocturne de durée normale mais de qualité médiocre, une somnolence diurne élevée, et des accès de sommeil irrésistibles pouvant survenir à tout moment. A l’endormissement ou au réveil, les personnes souffrant de narcolepsie peuvent souffrir d’hallucination et d’une paralysie pouvant durer pendant quelques minutes. D’après l’Inserm, la narcolepsie de type 1 est associée dans 70% es cas à une cataplexie. Il s’agit d’une chute brutale du tonus musculaire déclenchée par une émotion, qui peut provoquer des accidents, des chutes et des blessures. Sa physiopathologie, indique le réseau spécialisé Brain Team, repose sur la perte des neurones à hypocrétine dans l’hypothalamus.

La narcolepsie de type 2 se caractérise par une les mêmes symptômes cliniques que la narcolepsue de type 1, mais sans cataplexie. Les taux d’hypocrétinie sont normaux.

Les traitements

Pour les personnes atteintes de narcolepsie, il existe des solutions. Une fois le diagnostic établi, la·e neurologue du centre de sommeil dédié peut proposer des traitements capables de stimuler l’état de veille. Ils permettent de lutter contre la somnolence au cours de la journée, et de réduire les accès de sommeil incontrôlés. Des médicaments visant à augmenter le sommeil profond, réduire les périodes de sommeil diurne et les épisodes de cataplexie sont également disponibles. Une équipe Inserm travaille également sur un nouveau médicament, le Solriamfetol, dans le cadre d’une collaboration internationale. Les premiers résultats sont prometteurs.


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