Pourquoi c’est important

L’accident vasculaire cérébral (AVC) fait partie de la grande famille des maladies et accidents impliquant le système cardio-vasculaire. Il se caractérise par plusieurs symptômes précis comme une hémiplégie, une difficulté à s’exprimer et une sensation de fatigue extrême. Ce trouble, s’il n’est pas pris en charge rapidement, peut conduire à un handicap sévère ou au décès.

Nous savons que le mode de vie, et donc l’alimentation, joue un rôle important dans l’apparition de ce type d’accident. Récemment, une nouvelle étude a, comme d’autres études épidémiologiques précédentes, cherché à évaluer si la consommation d’œufs et de cholestérol alimentaire pouvait être associée positivement au risque d’AVC chez les personnes portant une mutation du gène ApoE4 (une mutation de l’apolipoprotéine E, impliquée dans le métabolisme du choléstérol mais aussi dans le développement des maladies neurodégénératives, Alzheimer en particulier).

Lire aussi : Cholestérol : n’ayez pas peur des oeufs !

L’étude 

Des chercheurs finlandais ont recruté 1950 hommes d’âge moyen et ont évalué leurs apports alimentaires pendant 5 ans, de 1984 à 1989, à l’aide de questionnaires. Parmis eux, 1015 avaient une mutation du gène en question. 

À la suite de leur étude, il ne ressort aucun lien entre quantité d’œufs consommée, cholestérol alimentaire total et survenue d’accident vasculaire cérébral que ce soit chez les hommes sains ou chez ceux porteurs de la mutation ApoE4.

Cette étude vient renforcer le fait qu’il n’existerait pas de corrélation claire entre la consommation d’œufs et de cholestérol alimentaire en général et le risque d’AVC chez les hommes. Malheureusement, le protocole de l’étude ne protège pas contre d’éventuels facteurs de confusion, ce qui ne permet pas de conclure catégoriquement.

Lire aussi : Infarctus, AVC : la charge glycémique plus dangereuse que le cholestérol (abonnés)

En pratique

L’ensemble des études réalisées à ce sujet trouvent soit des corrélations négatives, soit pas de corrélation, soit des corrélations positives non significatives. Donc rien ne permet d’affirmer qu’il faut exclure les œufs ou les aliments riches en cholestérol de l’alimentationlorsqu’on est à risque cardiovasculaire. Ils peuvent être intégrés de manière modérée au régime alimentaire. 

Pour votre santé, privilégiez une majorité d’aliments bruts, végétaux et de saison. L’arrêt du tabac, une alimentation méditerranéenne, une activité physique régulière et gérer son stress constituent le meilleur rempart contre le risque d’AVC, selon les données actuelles.

Lire aussi : L’alimentation qui protège de l’AVC (abonnés)


Partagez :