Originaire d’Europe centrale, le sureau est particulièrement répandu en Suisse et dans toutes les zones d’Europe au climat tempéré. De la famille des Caprifoliacées, il est utilisé depuis de nombreux siècles en médecine pour ses vertus thérapeutiques : ses fleurs et son écorce sont notamment utilisées pour traiter différents symptômes grippaux et infections respiratoires mais cette plante possède aussi des propriétés diurétiques, anti-inflammatoires, antirhumatismales, etc. Arbuste rustique à croissance rapide, il fleurit au début du mois de mai jusqu’au mois d’août puis ses fleurs blanches et odorantes se transforment, en août-septembre, en petites baies noires violacées charnues disposés en grappes. 

Ce que disent les études

De grands atouts nutritionnels

La baie du sureau est très appréciée pour son goût, mais également pour sa richesse en composés bioactifs :

  • Vitamine C
  • Vitamines A et B (B1, B2, B3, B5, B6)
  • Calcium et magnésium
  • Fer, zinc, phosphore et potassium
  • Acides aminés
  • Tanins et polyphénols (flavonoïdes et anthocyanosides)
  •  Acides organiques
  • Glycosides 
  • Fibres (dont pectine)

Gorgée d’eau (79%), la baie de sureau est un excellent diurétique. On compte 73 calories dans 100 g de baies de sureau.

Un antioxydant puissant

Les baies de sureau sont naturellement riches en antioxydants (anthocyanes), flavonoïdes (surtout quercétine) qui bloquent les effets néfastes des radicaux libres, ces dérivés actifs de l’oxygène hautement réactifs et instables, responsables du vieillissement prématuré (1-7). Elles permettent aussi de diminuer les risques d’apparition de plusieurs maladies causées par le stress oxydatif (phénomène qui a lieu lorsque le nombre de radicaux libres excède les capacités du corps à les neutraliser et favorisant de nombreuses maladies).

Les feuilles sont riches en acides phénoliques, en flavonoïdes, en polyphénols, en huiles essentielles (contenant des monoterpènes) et en minéraux (8-12).

Un effet anti-inflammatoire 

La parodontite est connue pour être une inflammation profonde du parodonte (composé de l’os alvéolaire, la gencive, le cément et le ligament alvéolo-dentaire). Elle est provoquée par la présence de bactéries sur les dents et les gencives. Des extraits aqueux de fleurs matures de sureau ont montré leur capacité à inhiber in vitro l’activité pro-inflammatoire des principaux facteurs pathogènes parodontaux : Porphyromonas gingivalis et Actinobacillus actinomycetemcomitans (13).

Une étude chez l’animal a révélé que des extraits de sureau riches en polyphénols inhibent la production de molécules pro-inflammatoires (TNF-α et IFN γ) chez des animaux atteints de diabète (14).

Une étude américaine de 2015, publiée dans Life science, a montré les propriétés anti-inflammatoires d’extraits éthanoliques issus de baie de sureau. Plus spécifiquement, de composés phénoliques (quercétine) qui sont capables d’inhiber fortement, in vitro, les espèces réactives de l’oxygène (radicaux libres) et la production de NO à partir d’une lignée de cellules microgliales, bien connues pour participer au processus inflammatoire dans le cerveau (15).

Toutes ces études doivent cependant encore être confirmés chez l’humain avant qu’on puisse conclure au caractère anti-inflammatoire de l’extrait de sureau.

Une action bénéfique sur la sphère cardiovasculaire

En plus de ses effets anti-inflammatoires, le sureau pourrait aider à améliorer la santé cardiaque en réduisant le cholestérol et les taux de triglycérides sanguins (16, 17). De fait, comme le soulignent certaines études scientifiques, le sureau est reconnu pour ses vertus bénéfiques sur le système cardiovasculaire (18, 19). En particulier, les anthocyanes d’extraits de baies de sureau exercent des effets cardioprotecteurs grâce à leur action hypolipémiante au niveau de plasma et du foie et leur potentiel antioxydant puissant comme il a été montré dans un modèle animal alimenté avec une diète riche en graisses (18).

De plus, le sureau par ses propriétés diurétiques agit favorablement sur la tension artérielle (20).

Par ailleurs de nombreuses études montrent que l’utilisation du sureau aide à abaisser le taux de sucre sanguin. La plupart de ces études ont été menées sur des animaux. A ce titre, dans une étude de 2009, chez l’animal, dans un modèle expérimental de diabète, des polyphénols extraits de baies de sureau ont exercé des effets hypoglycémiants et hypolipémiants. Ces antioxydants naturels ont aussi inhibé l’oxydation du cholestérol LDL et neutralisé les radicaux libres (21). Des tests in vitro ont confirmé l’action inhibitrice puissante des flavonoïdes du sureau sur l’oxydation lipidique (6). 

Il semble aussi que les anthocyanes du sureau auraient la capacité de stimuler le métabolisme du glucose en favorisant la sécrétion d’insuline (14) et que la naringinine, un flavonoïde de l’extrait de sureau, pourrait augmenter la sensibilité à l’insuline (22). Ces résultats suggèrent une action favorable pour prévenir les désordres métaboliques tels que le diabète, connu pour entraîner un haut risque de maladie cardiovasculaire (23).

Par ailleurs, une étude de 2016 a démontré que des extraits de baies de sureau permettaient une amélioration significative de la résistance à l’insuline dans un modèle animal de diabète de type 2 induit par la streptozotocine (24).

De ces différentes études, les chercheurs ont conclu que le sureau pourrait être efficace pour traiter l’hyperglycémie : le sureau a bien un effet hypoglycémiant, c’est-à-dire qu’il réduit le taux de glucose dans le sang (la glycémie). De plus le sureau peut prévenir efficacement la résistance à l’insuline, tout en réduisant les marqueurs de l’inflammation. Le sureau pourrait être ainsi potentiellement utilisé comme traitement antidiabétique, en plus d’autres médicaments traditionnels.

Des propriétés immunostimulantes

D’une manière globale, il a été constaté que le sureau exerce une action immunostimulante (stimule l’immunité). Il augmenterait ainsi les défenses du système immunitaire lorsqu’il est attaqué par un virus grippal. De fait, les fleurs de sureau, en usage interne, interviennent de façon positive pour prévenir différentes infections virales (VIH, hépatite, grippe, etc.), combattre la fièvre, les symptômes du rhume et soulager la toux (25-30).

Le sureau aiderait donc à renforcer le système immunitaire et à prévenir diverses infections.

Conseils d’utilisation

Une fois récoltées à la fin de l’été, vos baies de sureau peuvent être transformées en jus ou en sirop, en délicieuses confitures ou gelées et même ajoutées dans des gâteaux. Elles sont également utilisées comme colorant alimentaire.

Le sureau en médecine traditionnelle

Voici une liste des propriétés bénéfiques des fleurs du sureau pour le bien-être et la santé :

  • Antivirales, elles permettent en tisane de soigner les rhumes et les états grippaux.
  • Astringentes expectorantes et décongestionnantes, elles dégagent les voies respiratoires (gorge, nez, oreilles) avec une action favorable sur la bronchite et la sinusite. Elles apaisent les petites inflammations et irritations des yeux.
  • Dépuratives et diurétiques, les fleurs stimulent l’élimination et fluidifient les sécrétions, favorisant le travail des reins, l’élimination des toxines par sudation et préviennent les calculs rénaux.
  • Antihistaminiques du fait de la présence de quercétine dans leur composition, elles diminuent l’intensité des réactions allergiques.

Les fleurs et l’écorce sont prioritairement utilisées en phytothérapie. Cependant, d’autres composants de la plante (feuilles, racines, tige et baies) peuvent être exploités, selon le type de préparation (infusions, tisanes, décoctions, jus, sirops, gélules, teintures-mères, compresses, cataplasmes, etc.).

L’écorce est réputée pour ses propriétés diurétiques et laxatives. Elle est préconisée en décoction contre la rétention d’urine et les coliques néphrétiques.

Les feuilles de sureau sont apaisantes. Elles sont sources de tanins, nitrate de potasse et acide valérianique. Fraîchement cueillies, elles s’utilisent en cataplasme pour soulager les contusions, brûlures et maux de dents.

Les fleurs, en usage interne (infusion), sont également connues pour stimuler les défenses immunitaires, prévenir les infections virales, combattre la fièvre ainsi que traiter le rhume, la toux et l’asthme. Une tisane de fleurs de sureau utilisée en gargarisme peut également apaiser des maux de gorge. Elles peuvent également soigner le catarrhe (inflammation aiguë ou chronique des muqueuses avec hypersécrétion).

En usage externe sur la peau, elles sont anti-inflammatoires et traitent les affections dermatologiques (engelures, irritations), les conjonctivites (31). Elles seraient aussi efficaces contre l’arthrite, l’arthrose ainsi que les douleurs articulaires (rhumatismes).

Les baies, sous forme de sirop riche en vitamines, pourraient être utiles dans le traitement de l’inflammation des bronches et des poumons.

La racine de sureau bouillie peut aider à soulager une crise de goutte.

Enfin le jus de sureau, concentré en fibres, peut servir d’adjuvant dans les régimes amaigrissants et constitue un remède naturel en cas de constipation et de surpoids (32-34).

Les bonnes associations et synergies

Avec les baies, les feuilles du sureau peuvent couramment être utilisées comme ingrédients avec diverses herbes médicinales traditionnelles.

  • Pour traiter l’état grippal et fiévreux : acérola, échinacée, propolis.
  • Pour le traitement des infections des voies respiratoires : eucalyptus et thym.

A ne pas confondre avec son cousin !

Le sureau noir peut être confondu avec le sureau hièble (Sambucus ebulus) dont les baies peuvent être toxiques. Ces deux plantes des campagnes se ressemblent fortement. Le sureau hièble se différencie du sureau noir par le fait que : 

  • Le sureau hièble est une plante vivace herbacée absente en hiver tandis que le sureau noir est un arbuste ligneux.
  • La floraison de l’hièble est plus tardive, de juillet à août, alors que le sureau noir fleurit en mai-juin.
  • Le sureau hièble tourne ses fruits vers le haut alors que le sureau noir les tourne vers le sol.
  • Le sureau hièble ne dépasse pas 1,80 m de hauteur.
  • L’odeur forte de l’hièble est généralement perçue comme écœurante, et ses fruits sont immangeables.

Précautions d’emploi 

L’usage du sureau doit se faire dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain. Il est essentiel de respecter les doses journalières recommandées et les conseils d’utilisation.

Ses fleurs et ses baies cuites sont comestibles (jus, gelée, confiture), mais toutes les autres parties de la plante contiennent de l’oxalate de calcium et sont donc toxiques. Le fruit non mature contient également un alcaloïde toxique (la sambucine). On doit interdire aux enfants de manger les baies crues. La cuisson à plus de 65°C détruit la toxine. 

Effets indésirables

Les baies crues consommées en forte quantité peuvent provoquer nausées et vomissements.

Où le trouver ?

Baies, écorce, fleurs se trouvent en herboristerie, magasins bio, sur les marchés et dans certaines pharmacies. On les trouve séchées, soit en vrac, soit en sachet pour réaliser les tisanes, ainsi qu’en sirop.

Conclusion : exceptionnellement riches en antioxydants et vitamines, les baies du sureau représentent un aliment nutritif par excellence à inclure dans une alimentation saine et équilibrée. Son aide pour prévenir les maladies saisonnières, les infections virales et certaines affections respiratoires est reconnue depuis l’Antiquité. Aussi après avoir été utilisé pendant des siècles dans la médecine traditionnelle, il paraît évident que le sureau mérite de faire l’objet de plus de recherches afin d’étudier son potentiel pour traiter le diabète, entre autres maladies chroniques.

IMPORTANT : L’ensemble des informations mentionnées dans cet article n’est donné qu’à titre indicatif et ne peut en aucun cas remplacer un avis médical précis pour chaque personne. Veuillez consulter votre pharmacien ou praticien avant tout usage.

Dr. Mounir Belkouch, Ph.D.

Retrouvez deux recettes à base de fleurs de sureau dans La cuisine zéro gâchis

Références

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