Considérée comme une maladie infantile bénigne dans la grande majorité des cas, la varicelle ne l’est pas quand elle survient chez une femme enceinte. Même si l’infection reste exceptionnelle pendant une grossesse, elle expose la future maman et le fœtus à de graves complications.

La varicelle pendant la grossesse : rare mais dangereuse © iStock

Début et fin de grossesse : les moments les plus à risque

Si la future maman contracte la varicelle entre la huitième et la vingtième semaine d’aménorrhée, le virus peut être transmis au fœtus avec parfois pour conséquence un risque de malformations neurologiques (moins de 5 %). La maman peut, quant à elle, rencontrer d’importants problèmes respiratoires.

Le risque de contagion de la maladie au fœtus est  très élevé si la maladie se déclare cinq jours avant l’accouchement( lorsqu’il y a éruption de vésicules) et les deux jours suivant la naissance car le bébé n’aura pas eu le temps d’être protégé par les anticorps maternels, qui eux n’apparaissent qu’au cinquième jour de l’éruption. Cette varicelle néonatale peut mettre la santé du bébé en danger et conduire dans 30% des cas à son décès. Mais cela reste des cas extrêmement rares car en général, le corps médical met en œuvre les moyens nécessaires pour éviter la contamination  du bébé.  

Un contact avec la varicelle : on prévient immédiatement son médecin

Si une femme enceinte est entrée en contact plus d’une heure dans la même pièce avec une personne varicelleuse, elle doit se demander si elle a eu la varicelle dans l’enfance.

Si c’est le cas, aucun problème ne se pose. Dans le cas contraire (ou en cas de doute), elle doit alerter immédiatement son médecin. Il vérifiera par une sérologie (examen du sérum sanguin) si elle est immunisée. Il est important de savoir que la plupart des femmes ont une immunité antivaricelle et sont donc protégées.

La future maman n’est pas immunisée contre la varicelle

Si le sérodiagnostic est négatif, une injection d’immunoglobulines (anticorps) en milieu hospitalier sera pratiquée pour prévenir l’apparition de l’infection. Pour réduire l’intensité des symptômes de la maladie un antiviral, l’aciclovir, sera prescrit.

La grossesse sera ensuite surveillée par une échographie une fois par mois pour s’assurer de l’absence de malformations neurologiques. Une amniocentèse sera réalisée selon les résultats des échographies pour confirmer une éventuelle infection materno-foetale. 

Des moyens de prévention efficaces

Si l’on a un projet de grossesse, il est recommandé de vérifier dans son carnet de santé ou par une prise de sang si l’on a bien reçu les deux doses contre la varicelle. Si ce n’est pas le cas, on se fait vacciner car le vaccin est contre-indiqué pendant la grossesse.

La varicelle est une maladie très contagieuse un à deux jours avant l’apparition des boutons et jusqu’à ce que les premières vésicules forment une croûte. Elle se transmet par voie aérienne (toux, éternuement) ou par contact direct avec les vésicules. Si l’on n’a pas été vaccinée ou immunisée, il faut donc éviter tout contact avec la personne infectée, quitte à, si l’on est déjà maman d’autres enfants, s’éloigner le temps de la contagion du petit malade.

À lire aussi


Partagez :