Il existe une foule d’algues marines différentes, qui peuvent apporter divers nutriments bénéfiques à notre alimentation. Attention toutefois à ne pas en abuser : elles peuvent contenir des métaux lourds dangereux dans le cas de certaines pathologies.

3 choses à savoir sur les algues marines © iStock

Vous les avez peut-être découvertes dans des récipients en plastique d’une boutique de sushi. Elles peuvent ressembler à des spaghettis verts, à des feuilles noires, ou encore à une sorte de salade gluante. Il s’agit des algues utilisées notamment dans les recettes de cuisine asiatique. Sont-elles intéressantes d’un point de vue nutritif ? Faut-il en manger tous les jours ? Voici ce que vous devez savoir.

Il y en a plein

Il existe de multiples variétés d’algues marines, ayant toutes des profils nutritionnels différents. Les trois principales catégories sont les algues brunes, comme le kombu, les algues vertes, comme la laitue de mer, et les algues rouges, comme le nori, qui est souvent utilisé pour envelopper les rouleaux de sushi et garnir les soupes. Elles sont désormais disponibles sous différentes formes dans les pays occidentaux. On trouve de l’huile d’algue, des chips, des condiments, des sortes de pesto et des sauces variées.

Calories et nutriments

Les algues marines ont peu de calories, et de nombreux nutriments. Chaque sorte d’algue est différente, mais dans l’ensemble, elles contiennent moins de sel que ce que leur goût pourrait laisser croire. De nombreux types d’algues contiennent autant de protéines et d’acides aminés par gramme que le bœuf, selon une étude publiée récemment dans Nutrition Reviews et citée par le Time. De nombreux types d’algues sont également riches en fibres. Une portion de cinq grammes d’algues brunes, par exemple, contient environ 14 % des fibres quotidiennes recommandées pour une personne. D’autres encore sont riches en magnésium, en fer, en vitamine A, K, B12 et en acide folique.

Des inconvénients

La recherche a révélé que les métaux lourds qui se cachent dans l’eau peuvent contaminer certains types d’algues marines. Le type et la quantité peuvent varier considérablement selon le milieu naturel de la plante. L’Hijiki, une algue fine qui semble noire lorsqu’elle est cuite et qui est souvent utilisée dans les hors-d’œuvre japonais et coréens, est la plus souvent affectée par l’exposition à l’arsenic. Les algues marines peuvent également absorber l’iode de l’eau de mer, ce qui peut être problématique pour les personnes qui souffrent de troubles thyroïdiens. Elles ont aussi tendance à être riches en vitamine K, qui peut mal interagir avec les anticoagulants, et en potassium, qui peut être dangereux pour les personnes ayant des problèmes cardiaques et rénaux.

Pour toutes ces raisons, il est conseillé de ne pas considérer les algues comme des “super aliments” et d’en consommer avec modération. En manger de temps en temps ne poserait aucun problème, mais il vaut mieux les voir comme des condiments plutôt que comme un plat principal. D’ailleurs, même dans les pays asiatiques, elles ne font pas parties des aliments de base quotidiens, mais des accompagnements.

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