Demander de l’aide à des spécialistes du sommeil permet d’identifier les causes des cauchemars récurrents, et de trouver des solutions. Grâce notamment à la thérapie cognitivo-comportementale, il est possible de restructurer certaines images effrayantes.

Venir à bout des cauchemars fréquents © iStock

Les cauchemars pendant l’enfance sont assez courants, et peu inquiétants. Avec le temps, ils ont tendance à s’effacer. Mais il arrive que des adultes continuent à avoir des rêves terrifiants. Le cœur qui bat la chamade, des difficultés à respirer, une impression d’immobilité, et des images horrifiantes qui hantent pendant la journée peuvent provoquer une anxiété et une crainte au moment de l’endormissement. Certaines personnes finissent par résister au sommeil tellement elles ont peur de faire des cauchemars.

Malheureusement, ces personnes souffrent souvent en silence, explique le psychologue américain Patrick McNamara sur le site Psychology Today. L’idée de se rendre chez le médecin en disant : “Bonjour docteur, je viens vous voir parce que je fais des cauchemars”, n’est pas la première à nous traverser l’esprit. Pourtant, il existe des solutions efficaces.

Maîtriser les images intrusives

Première option : consulter un spécialiste du sommeil, qui pourra faire un test pendant une nuit entière. Ce bilan permettra de comprendre de quel type de cauchemar il s’agit, et quelle est sa cause. Les crises, les traumatismes, la génétique, les médicaments et autres troubles neurologiques peuvent en être responsables. Si la cause est identifiée, le spécialiste pourra vous conseiller des solutions adaptées.

Si la cause du cauchemar n’a pas connue, une autre méthode a fait ses preuves : la thérapie cognitivo-comportementale, grâce à l’aide d’un·e thérapeute. Le but consiste à restructurer mentalement une image effrayante et récurrente des cauchemars. En l’insérant dans un scénario ou dans une histoire moins terrifiantes, plusieurs fois d’affilé, il est possible de réduire efficacement la détresse associée aux cauchemars récurrents. De cette façon, vous pouvez maîtriser les images intrusives une par une.

Il existe enfin des médicaments capables d’inhiber les récepteurs de l’adrénaline et mettre fin aux cauchemars de façon immédiate. Comme de nombreux médicaments, rappelle le psychologue américain Patrick McNamara, ceux-ci sont associés à des effets secondaires importants sur le long terme. Un suivi est donc indispensable.

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