De plus en plus d’études mettent en évidence le lien entre les troubles de l’humeur et l’alimentation. Certains spécialistes militent désormais pour proposer un régime équilibré afin de limiter l’inflammation du cerveau, favoriser la croissance cellulaire, et mieux réguler l’humeur.

Mieux manger pour préserver sa santé mentale © iStock

Il est encore trop rare de porter notre attention sur les besoins alimentaires de l’organe le plus complexe et énergivore de l’organisme : le cerveau. Mais certains psychiatres nutritionnels essayent de faire passer un message à ce sujet. D’après le spécialiste américain Drew Ramsey, cité par le New York Times, une mauvaise alimentation serait l’un des principaux facteurs contribuant à la hausse du taux de dépression dans les pays occidentaux.

Les traitements antidépresseurs et les séances de thérapie restent des solutions tout à fait valables, d’après lui, mais consommer des aliments frais et nutritifs serait un complément puissant à l’ensemble des techniques déjà existantes. La recherche sur l’impact de l’alimentation sur le fonctionnement mental est relativement récente, mais les premiers résultats vont effectivement dans le sens du discours de Drew Ramsey.

L’un des premiers essais cliniques visant à vérifier si un changement de régime alimentaire peut être efficace pour traiter la dépression a été publié en 2017. Les chercheurs australiens ont remarqué une amélioration de l’humeur et une baisse de l’anxiété chez les participants ayant suivi un régime méditerranéen pendant 12 semaines.

Varier les plaisirs

Ce type d’alimentation, riche en céréales complètes, en légumes et fruits frais, en légumineuses et en fruits de mer, favorise une population diversifiée de bactéries dans l’intestin. La recherche suggère qu’un microbiome intestinal sain peut être important dans le traitement des neurotransmetteurs comme la sérotonine qui régulent l’humeur.

Que faut-il donc mettre dans notre assiette pour protéger notre santé mentale ? Il n’existe pas de régime alimentaire unique qui convienne à tous. Mais éliminer les aliments transformés, réduire la consommation de viande et de produits laitiers, et manger davantage de poissons gras, de légumes, de céréales complètes et de légumineuses donne déjà de bons résultats.

Une alimentation colorée, grâce par exemple aux poivrons, aux patates douches, au chou vert et aux tomates peut également aider à réduire l’inflammation dans tout l’organisme, y compris le cerveau, et favoriser la croissance de nouvelles cellules cérébrales au cours de la vie adulte. L’attitude est aussi très importante, rappellent les experts du New York Times : ralentissez le rythme, soyez attentif, et écoutez votre corps.

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