Des scientifiques américains se sont intéressés à la façon dont les odeurs d’aliments sains ou peu équilibrés influencent nos choix alimentaires. Leurs résultats laissent penser que la durée d’exposition à l’odeur en question est cruciale pour activer le circuit de récompense du cerveau.

Comment les odeurs peuvent influencer notre alimentation © iStock

Malgré toute notre bonne volonté, il n’est pas toujours facile de faire des choix alimentaires équilibrés chaque jour. Et pour cause : de nombreux facteurs entrent en compte dans ce processus majoritairement inconscient. D’après une nouvelle étude menée par les chercheurs de l’université de Floride du Sud, aux Etats-Unis, les odeurs occupent une place très importante parmi ces facteurs.

L’équipe voulait comprendre, de façon détaillée, comment les odeurs ambiantes liées aux aliments peuvent influencer les choix alimentaires, et plus exactement, comment elles peuvent nous pousser à choisir des aliments sains ou de la malbouffe. Ils ont ainsi réalisé plusieurs tests, dont les conclusions ont été publiées par la revue Journal of Marketing Research.

Satisfaire le cerveau

Au cours du premier, ils ont exposé environ 900 enfants à des odeurs de pizza ou de pommes pendant qu’ils faisaient la queue à la cantine. Résultat : le jour où l’odeur de pomme était présente dans la salle, 36% des participants ont privilégié la malbouffe. C’est le même pourcentage que dans le groupe témoin, qui n’a respiré aucune odeur particulière. Mais le jour où le parfum de pizza a envahi la cantine, seuls 21% des participants ont choisi la malbouffe. Pourquoi ?

Les deux autres expériences, en laboratoire et dans un supermarché, ont permis aux auteurs de l’étude de mieux comprendre ce processus. Les personnes exposées à une odeur de malbouffe pendant 30 secondes ou moins étaient plus susceptibles de choisir des aliments peu équilibrés. Or, celles exposées à une odeur de malbouffe pendant au moins deux minutes avaient plus de chances de faire des choix sains.  

“Les odeurs de malbouffe suffisent à satisfaire les circuits de récompense du cerveau, ce qui réduit à son tour l’envie de consommer ces aliments“, suggèrent les chercheurs. D’autres travaux sont nécessaires pour vérifier ces résultats, mais l’utilisation des odeurs pourrait représenter une nouvelle approche pour réduire les choix mauvais pour la santé.

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