Pourquoi c’est important

La polyarthrite rhumatoïde (PAR) est une maladie auto-immune évolutive marquée par une inflammation chronique des articulations, qui s’accompagne de douleurs, gonflements et raideurs matinales. Elle touche 1% des adultes, surtout de sexe féminin. Les traitements médicamenteux comprennent les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les corticoïdes et les anti-rhumatismaux. Ils améliorent les symptômes, mais entraînent des effets indésirables. Il est donc important d’identifier des traitements naturels susceptibles de diminuer le recours aux médicaments, ou les doses efficaces.

La cannelle est utilisée traditionnellement dans les maladies inflammatoires. Elle peut moduler la réponse immunitaire en régulant l’expression des gènes impliqués dans l’inflammation. 

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Ce que les chercheurs ont trouvé

L’étude a porté sur 36 femmes souffrant de PAR : une partie a reçu chaque jour pendant 8 semaines 4 capsules de 500 mg de poudre de cannelle, l’autre a reçu un placebo. 

A l’issue de l’expérience, les femmes ayant pris la cannelle ont vu leur niveau de protéine C-réactive et de TNF- α (deux marqueurs sanguins de l’inflammation) diminuer par rapport aux femmes du groupe placebo. Leur pression artérielle diastolique a elle aussi baissé, tandis que les mesures de l’activité de la maladie ont reculé, en particulier les gonflements et douleurs.

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En pratique

Le principal ingrédient actif de la cannelle est le cinnamaldéhyde ; cette épice contient aussi de nombreux flavonoïdes qui contribuent à ses effets anti-inflammatoires. Tous ces composés contribuent à diminuer le TNF- α, qui est une cytokine pro-inflammatoire impliquée dans plusieurs maladies chroniques ; une telle baisse est de nature à améliorer les symptômes. Il peut donc être intéressant de prendre de la cannelle en gardant à l’esprit que des effets indésirables sont possibles.

En effet, on trouve sur le marché deux types de cannelles : Ceylan et “cassia”, avec des teneurs différentes en coumarines, une famille de composés qui fluidifient le sang. Le niveau de coumarine dans la cannelle de Ceylan est assez faible, et probablement sans risque, alors que dans la cannelle “cassia”, il est plus élevé et s’accompagne donc de risques potentiels.

Si on consomme trop de coumarines pendant trop longtemps, il peut y avoir un risque d’hémorragie, en particulier chez des patients cardiaques qui suivent un traitement anticoagulant, ou dans certaines maladies de la coagulation sanguine.  Pour ces raisons, on conseille d’éviter de consommer beaucoup de “cassia”. 


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