Ce début d’année 2019 est marqué par de grands écarts de températures sur Terre. Alors que certaines régions des Etats-Unis connaissent un froid polaire, l’Australie a enregistré des températures particulièrement élevées, avec par exemple 47 °C à Adelaide. Mais quel bilan tirer de l’année 2018 qui vient de se terminer ?

Pourquoi c’est important

Depuis les années 1880, les températures moyennes à la surface de la Terre ont augmenté de 1 °C. Cette élévation des températures est probablement liée à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, générées par les activités humaines. Toutes les régions du globe terrestre ne subissent pas le même réchauffement.

Ainsi, les couches de glace du Groenland et de l’Antarctique fondent, ce qui contribue à l’élévation du niveau de la mer. La hausse des températures favorise les incendies et des phénomènes météorologiques extrêmes, comme des précipitations intenses, des inondations… Des vagues de chaleur, des canicules, frappent certains pays.

Ce que montre l’étude

Pour connaître l’évolution des températures sur Terre, la NASA utilise 6300 stations météorologiques, mais aussi les données récoltées par des navires, des bouées, et des stations de recherche antarctiques. Grâce à un algorithme, les scientifiques calculent la déviation des températures par rapport à la base des années 1951-1980.

En 2018, en moyenne, les températures étaient de 0,83 °C supérieures à la moyenne des années 1951-1980, d’après la NASA. Avec une méthode un peu différente, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a trouvé que les températures de 2018 étaient supérieures de 0,79 °C à la moyenne du 20e siècle.

Les températures à la surface de la Terre en 2018 étaient les quatrièmes plus chaudes depuis 1880, d’après la NASA et la NOAA. 2018 se classe derrière 2016, 2017 et 2015. Les quatre dernières années seraient donc les plus chaudes depuis que les relevés de température ont commencé. 2014 était, elle aussi, une année assez chaude. D’après un communiqué de la NASA, « Ensemble, les cinq dernières années sont les années les plus chaudes des enregistrements modernes. »

2018 est donc une année très chaude, qui s’inscrit dans la tendance au réchauffement. Dans The Conversation, Nick Golledge, glaciologue, alerte sur les conséquences de la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique : « Nos modèles suggèrent que nous verrons davantage de phénomènes météorologiques extrêmes récents, chauds et froids, avec des effets perturbateurs sur l’agriculture, les infrastructures et la vie humaine elle-même. »

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En pratique

Pour réduire votre impact sur le climat, vous pouvez faire des petits gestes au quotidien pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, comme :

  • laisser votre voiture au garage quand vous pouvez utiliser votre vélo, vos jambes ou un transport en commun,
  • chauffer au minimum votre habitation en hiver,
  • au marché, privilégier les produits locaux pour éviter les transports de marchandises sur de longues distances,
  • si vous avez un jardin, cultiver des fruits et des légumes,
  • acheter des vêtements d’occasion,
  • si vous êtes en train de planifier vos vacances, éviter l’avion..


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